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| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| Nicaragua |
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"Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique centrale. Il est bordé par le Honduras au nord, l’océan Pacifique à l’ouest, le Costa Rica au sud et la mer des Caraïbes à l’est. Il comprend trois régions géographiques distinctes: les basses terres du Pacifique, les montagnes du Centre-Nord et les basses terres des Caraïbes (aussi appelées côte des Mosquitos).
La plupart des habitants du Nicaragua vivent dans les basses terres du Pacifique, sur la côte ouest, où sont d’ailleurs situées les trois villes principales du pays : Managua, León et Granada. La région compte 11 volcans importants dont les cendres ont enrichi les sols avoisinants. La terre y est fertile et les paysans, nombreux. C’est la région agricole la plus productive du pays. Il y fait toujours chaud.
Il y a deux grands lacs dans les basses terres du Pacifique : le lac Managua et le lac Nicaragua. Ce dernier, aussi appelé Colcibolca ou Mer douce, est le plus grand d’Amérique centrale (et le dixième lac d’eau douce au monde). On y compte plus de 400 îles. Il est relié à la mer des Caraïbes par le fleuve San Juan.
Les montagnes du Centre-Nord sont moins peuplées que les basses terres du Pacifique et il y fait plus frais. On y trouve le point culminant du Nicaragua, le Pico Mogotón (2103 mètres), et le lac Apanás, qui alimente une bonne partie du pays en hydroélectricité.
Les basses terres caraïbes, sur la côte est, sont surtout couvertes de forêts humides tropicales et de savanes de pin. Elles s’étendent sur près de la moitié de la superficie totale du Nicaragua et forment la plus large plaine côtière d’Amérique centrale. Il y fait un peu moins chaud que dans les basses terres du Pacifique. C’est la région du pays qui reçoit le plus de pluie.
La température descend rarement sous les 20°C au Nicaragua. La saison sèche dure de décembre à mai et la saison des pluies, de juin à novembre. Même durant la saison sèche, il peut pleuvoir abondamment. Le pays subit régulièrement tremblements de terre, ouragans et éruptions volcaniques. Un violent tremblement de terre a presque détruit Managua en 1972, et en 1998, l’ouragan Mitch a frappé durement le nord du pays. Situé à seulement 70 km de Managua, le Cerro Negro est l’un des volcans d’Amérique centrale les plus dangereux. En 1999, il a craché de la lave et des cendres par trois nouvelles bouches."
Le Nicaragua (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée) |

Le Nicaragua compte plusieurs volcans actifs. Ici, un volcan près de la capitale, Managua (vue aérienne)
Source : 1999 Hurricane Awareness Tour - Nicaragua (National Hurricane Center / Tropical Prediction Center, National Centers for Environmental Prediction, NOAA/ National Weather Service) |
| Enjeux |
Situation politique
"Le Nicaragua, pays de 5,1 millions d'habitants, a été colonisé par l'Espagne dans les années 1520 et a obtenu son indépendance en 1821. L'opposition violente à la manipulation et aux activités de corruption exercées par le gouvernement s'est répandue dans toutes les classes en 1978 et a engendré une guerre civile de courte durée qui a porté des guérilleros sandinistes marxistes au pouvoir en 1979. L'aide nicaraguayenne aux rebelles de la gauche au Salvador a amené les États-Unis à appuyer les «anti-sandinista contra guerrillas» pendant une bonne partie des années 1980. Les Sandinistes ont été vaincus lors des élections libres en 1990 et l'ont été de nouveau en 1996. Le pays a peu à peu rebâti son économie durant les années 1990, mais il a durement été touché par l'ouragan Mitch en 1998. Pendant plus d'une génération, jusqu'au début des années 1990, le Nicaragua a connu une guerre civile et une période tumultueuse sur les plans économique et politique et il poursuit maintenant les réformes entreprises au cours de la dernière décennie.
Les élections présidentielles de 1990 ont donné lieu à une transition pacifique vers un gouvernement davantage intégrateur. Le 4 novembre 2001, le Nicaragua a tenu des élections présidentielles et législatives. Contrairement à ce à quoi s'attendaient de nombreuses personnes, les élections se sont déroulées dans le calme et les Nicaraguayens ont fait preuve de façon étonnante de civisme et de fierté. Le candidat du Parti libéral, M. Enrique Bolaños Geyer, a remporté l'élection présidentielle avec un avantage de 13 % sur son principal adversaire et ancien président du Nicaragua, M. Daniel Ortega (sandiniste). Le Canada avait une mission au Nicaragua qui comptait six personnes pour observer les élections, dont l'ambassadeur canadien au Nicaragua et l'ambassadeur auprès de l'Organisation des États américains. M. David Kilgour, le secrétaire d'État à l'époque (Amérique latine et Afrique), a assisté à l'investiture du président élu, M. Bolaños, le 10 janvier 2002."
Situation économique
"Une bonne partie des efforts déployés par le pays au cours des deux dernières années ont été consacrés à la reconstruction de ce qui avait été détruit par l'ouragan Mitch, qui a frappé le Nicaragua en 1998. En raison de l'ouragan, les créanciers du Club de Paris ont reporté les paiements du service de la dette du Nicaragua jusqu'en 2001. En 1997, le Canada a converti les dettes nicaraguayennes contractées au titre de l'aide publique au développement (environ 18 millions de dollars), les transformant en financement de contrepartie en vertu de l'Initiative de conversion de la dette de l'Amérique latine. En septembre 1999, le Nicaragua est devenu admissible à l'initiative d'aide aux pays pauvres très endettés (PPTE) de la Banque mondiale et du FMI. En vertu de l'initiative d'aide aux PPTE, le Nicaragua pourrait recevoir une réduction maximum de 67 % (environ 2,3 milliards de dollars américains en termes de valeur actuelle) pour ses dettes bilatérale et multilatérale."
Politique étrangère
"Le Nicaragua et le Honduras ont actuellement un différend frontalier. Le Canada appuie les efforts que déploie l'Organisation des États américains (OEA) pour trouver une solution pacifique et durable à ce litige.
Le 30 novembre 1998, le Nicaragua a ratifié la Convention d'Ottawa visant l'interdiction de l'emploi de mines antipersonnel et espère que la totalité de son territoire sera déminée d'ici 2002. Il s'est engagé à détruire ses stocks (environ 120 000 mines) d'ici 2004. En septembre 2001, le Nicaragua a été l'hôte de la troisième réunion des États parties pour la Convention d'Ottawa.
Le Nicaragua est membre des Nations Unies, de l'Organisation des États américains, de l'Organisation mondiale du commerce et du Groupe des 77."
Nicaragua: profil du pays (L'Amérique latine et les Antilles, avril 2002 - © Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada; reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée par le MAECI) |
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