 |
 |
|
| Émile Nelligan |
|
 |
| Biographie en résumé |
| Poète québécois, il laisse une oeuvre poétique importante, alimentée par la nostalgie d'une enfance où n'existe ni le temps, ni la faute, après une carrière qui rappelle celle de Rimbaud, aussi brève que fulgurante – il est interné à l'âge de 19 ans pour n'en plus sortir. Son oeuvre qui tient "à la fois du romantisme et du symbolisme, propose une synthèse personnelle des mouvements littéraires de son époque, tout en présentant une ouverture sur la modernité du siècle" (Claude Beausoleil, Nuit blanche)» |
Émile Nelligan, © André Mongeau 2003. Image reproduite avec son autorisation.
Toile sur panneau; 13 cm x 14,5 cm; au prismacolor. |
| Documentation |
Émile Nelligan (1879-1941), Archives de la poésie canadienne, Bibliothèque nationale du Canada
Émile Nelligan et le temps, par Claude Beausoleil, revue Nuit blanche
Extrait: «C’était "un grand Vaisseau taillé dans l’or massif", clame le poète à travers la tempête des années. C’est ce souvenir, cet "imparfait", qui surnage au-dessus du naufrage, celui du poète et de son droit à l’expression entière de ses intuitions poétiques, celui aussi du rêve qui doit affronter la dure "réalité à étreindre" comme l’a pressenti également Rimbaud son frère de sang. C’est peut-être là une des constantes de l’attraction produite par Nelligan, l’homme et l’œuvre, sur plusieurs générations successives de lecteurs, que de dire et affirmer comme une nécessité un désir "massif" d’être, d’exister et ce jusqu’au risque de "sombrer dans l’abîme du Rêve".»
Nelligan en musique
Monique Leyrac chante Nelligan (sur étiquette Analekta). Extrait audio de Romance du vin. |
|
|
 |
|
 |
| | Le jardin de l'enfance | | Émile Nelligan | | Clavier d'antan | | Les angéliques | | Émile Nelligan | | Mon âme | | Émile Nelligan | | Mon âme a la candeur d'une chose étoilée,
D'une neige de février... Ah! retournons au seuil de l'Enfance en allée,
Viens-t-en prier... | | | Le vaisseau d'or | | Émile Nelligan | | Coeur, tristesse, vie, navire | | Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif: Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues; La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues
S'étalait à sa proue, au soleil excessif. Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil. | | Les angéliques | | Émile Nelligan | | Des soirs, j'errais en lande hors du hameau natal,
Perdu parmi l'orgueil serein des grands monts roses,
Et les Anges, à flots de longs timbres moroses,
Ébranlaient les bourdons, au vent occidental. Comme un berger-poète au coeur sentimental,
J'aspirais leur prière en l'arôme des roses,
Pendant qu'aux ors mourants, mes troupeaux de névroses
Vagabondaient le long des forêts de santal. |
 |
|
 |
|
|
 |
 |
 |
|
|
|  |
 |
 |
|
|
 |
|
| Rêve de Watteau | | Vie pastorale, bohême | | Et parfois, radieux, dans nos palais de foin, Nous déjeunions d'aurore et nous soupions d'étoiles.. | | Le Vaisseau d'or | | Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif: Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues; | | Clair de lune intellectuel | | Ma pensée est couleur de lumières lointaines,Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs. Elle a l'éclat parfois des subtiles verdeursD'un golfe où le soleil abaisse ses antennes. | | Mon âme | | Mon âme a la candeur d'une chose étoilée,D'une neige de février... Ah! retournons au seuil de l'Enfance en allée,Viens-t-en prier... | | Le vaisseau d'or | | coeur, tristesse, vie, navire | | Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif: Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues; La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues |
|
 |
|
 |
 |  | À lire également sur ce sujet |
|  |
|
| | Arts plastiques | | Jean Paul Lemieux peintre | | Marcel Nadeau | | Art québécois, Émile Nelligan, Refus Global, Paul-Émile Borduas, solitude | | Dans le témoignage qu'il a su donner de son époque, nul plus que Jean-Paul Lemieux n'aura traduit notre solitude, notre misère, notre hantise de la mort, de même que notre besoin de rêve, notre soif d'absolu. |
|
|