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Aujourd’hui même, à l’heure où l’été blond s’épand,
Sur les gazons lustrés et les collines fauves,
Chaque pétale est comme une paupière mauve
Que la clarté pénètre et réchauffe en tremblant.
Les moins fiers de pistils, les plus humbles des feuilles
Sont d’un dessin si pur, si ferme et si nerveux
Qu’en eux
Tout précipite et tout accueille
L’hommage clair et amoureux des yeux.
Émile Verhaenren |