| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| La corruption du meilleur engendre le pire |  Cet ouvrage posthume est la clef de voûte de l'oeuvre d'Ivan Illich. Il allait de soi qu'il confie l'essentiel de sa pensée à un ami dans le cadre d'un dialogue. Le commentaire de l'éditeur est juste: «Ces entretiens constituent une sorte de "testament spirituel" qui éclaire l'ensemble de l'œuvre d'Ivan Illich. Il pose l'histoire du bon Samaritain et son acte de miséricorde spontanée - sans considération d'origine ni de religion - comme le véritable fondement d'une éthique capable d'unir au lieu de diviser.Un essai d'une force et d'une perspicacité rares à l'heure où les différentes croyances s'affrontent et se combattent.» >> |
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| Jean Allaire |
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| Biographie en résumé |
Études: Baccalauréat au collège André-Grasset, études en droit à l'université de Montréal (1951-54), inscription à l'ordre du Barreau du Québec (1954-55), cours de perfectionnement de l'entreprise aux Hautes Études Commerciales de la même ville (1965-66).
Expérience professionnelle: Grégoire et associés 1955-67, droit général, municipal et corporatif. Juge municipal (ancienne ville de Pont-Viau) 1960-66. Avocat de la Couronne provinciale, 1960-66. Bourret et associés 1967-80, droit administratif, municipal,agricole, droit des assurances. Ville de Laval - Service du contentieux : directeur, mise sur pied d'un Contentieux et responsable des sections droit civil et administratif, droit pénal et réglementaire et de la Cour municipale de Laval (1980-92).
Membre du Comité de discipline du Barreau du Québec (pendant plus de 12 ans). Comité de formation professionnelle de l'École du Barreau du Québec (1992-95).
Expérience administrative: Jean Allaire a été président ou membre du Comité exécutif de nombreuses entreprises dont le Laboratoire Octo Limitée (produits pharmaceutiques), la Fondation Lucie Bruneau (handicapés), la Fondation Vincent d'Indy (école de musique), le Comité des citoyens de Mont-Tremblant, etc. et membre de nombreux conseils d'administration dont Spabec Limitée, Imprimerie Eugène Doucet Limitée, Société Arta Enr. (oeuvres d'art), etc. |
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| Vie et œuvre |
Chronologie des événements politiques auxquels Jean Allaire a été mêlé:
1990: a) Nomination du Comité constitutionnel du PLQ.
b) Échec de Meech.
c) Formation de la Commission Bélanger-Campeau.
1991: a) Conférence de presse et lancement public du Rapport du Comité constitutionnel du PLQ à Québec (Rapport Allaire, 29 janv. 1991).
1992: a) Consultations et discussions dans le reste du Canada re: amendements à la Constitution.
b) Congrès du PLQ à Québec et acceptation par le PLQ des offres de Charlottetown. Affrontement de Jean Allaire avec Robert Bourassa et conférence de presse donnée par Jean Allaire deux jours avant le congrès du 29 août 1992.
c) Formation du réseau des Libéraux pour le Non et campagne référendaire de Charlottetown.
d) Suspension de Mario Dumont par le PLQ.
e) Démission du PLQ de Mario Dumont et de Jean Allaire et annonce de la formation du Groupe Réflexion Québec.
1993: a) Début des travaux du Groupe Réflexion Québec.
b) Publication du Rapport du Groupe Réflexion Québec dans un numéro spécial du magazine l'Agora (oct. 1993).
c) Tournée provinciale du Groupe Action Québec (oct. et nov. 1993).
d) Assemblée à Trois-Rivières de sympathisants du Groupe Réflexion Québec et décision de former un parti politique (déc. 1993).
1994: a) Acceptation du Directeur général des élections et formation officielle du Parti Action Démocratique du Québec (14 janv. 1994).
b) Premier congrès de l'Action Démocratique du Québec (mars 1994).
c) Élection générale provinciale (19 sept. 1994).
1995: Référendum |
| Œuvres de Jean Allaire |
Le Rapport Allaire
"Après l'échec de l'accord du lac Meech en juin 1990, le Parti libéral se retrouve sans programme constitutionnel. En vue d’élaborer de nouvelles positions, pour remplacer celles qui faisaient partie de l'accord, le parti crée un comité interne, présidé par un juriste, Jean Allaire. Un peu plus tard, à l'automne, le gouvernement met en place, avec l'accord du Parti québécois, une commission parlementaire élargie sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, présidée par deux anciens hauts fonctionnaires devenus ensuite dirigeants d'institutions financières importantes. Michel Bélanger a été chef de la direction de la Banque nationale du Canada et Jean Campeau a dirigé la Caisse de dépôt et placement du Québec. (...)
À partir du moment où l'échec de l'accord du lac Meech est confirmé, l'appui des Québécois à la souveraineté-association, à la souveraineté ou même à l'indépendance (les questions varient selon les enquêtes) progresse de façon considérable dans les sondages. Dans certains d'entre eux, sept personnes sur dix qui se prononcent appuient l'option souverainiste (Cloutier et al., 1992).
C'est dans ce contexte que le comité Allaire et la commission Bélanger-Campeau poursuivent leurs travaux. La plupart des experts et des groupes qui se présentent devant la commission adoptent des positions souverainistes. À l'intérieur du comité Allaire, ces positions souverainistes sont elles aussi exprimées avec force de la part de libéraux profondément déçus que des sources de puissance extérieures au Québec, qui étaient considérées comme des alliées, aient traité le gouvernement libéral du Québec comme un rival en lui refusant les concessions « minimales » contenues dans l'accord du lac Meech.
Le rapport Allaire, publié à la fin de janvier 1991, propose un fédéralisme qu'on peut dire « minimal », où les compétences exclusives du gouvernement central sont réduites à la défense et à la sécurité du territoire, aux douanes et tarifs, à la monnaie et à la dette commune ainsi qu'à la péréquation. L’environnement, la recherche et le développement et bien d'autres secteurs où le gouvernement central est très présent devraient relever, selon le rapport, de la compétence exclusive du Québec, alors que la politique étrangère et huit autres domaines appartiendraient à la catégorie des compétences partagées.
Le congrès du Parti libéral, qui se déroule au début de mars 1991, adopte le rapport avec des modifications mineures, mais non sans que le chef du parti, Robert Bourassa, modère les ardeurs souverainistes de ses partisans."
Vincent Lemieux, Le parti libéral du Québec, Alliances, rivalités et neutralités, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, Québec, 257 p. Le texte intégral de l'ouvrage est disponible sur le site Les Classiques des sciences sociales.
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| Documentation |
Gagnon, Alain G., et Daniel Latouche, avec la collaboration de Guy Falardeau. Allaire, Bélanger, Campeau et les autres. Les Québécois s'interrogent sur leur avenir. Montréal, Éditions Québec/Amérique, 1991, 602 p. Texte de l'ouvrage disponible en ligne sur le site Les Classiques des sciences sociales.
Lisée, Jean-François. Le Naufrageur, Montréal, Éditions Boréal, 1994 |
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| | Chapitre 4: Une nouvelle structure Québec - Canada | | Comité constitutionnel du Parti libéral du Québec | | Dans le cadre fédéral actuel, le gouvernement du Québec ne dispose pas de l'ensemble des pouvoirs essentiels à l'épanouissement du Québec en tant que société distincte, ni de l'ensemble des outils lui permettant d'assurer l'avenir du fait français en Amérique du Nord. La structure actuelle, insuffisamment adaptée aux réalités québécoise et canadienne, est source d'incohérences, d'empiétements et de dédoublements intergouvernementaux. Elle encourage souvent l'inaction, accentue la crise des finances publiques, perpétue les déséquilibres budgétaires. Pour dénouer l'impasse, le Parti libéral du Québec propose une nouvelle structure Québec-Canada. Il s'agit d'un réaménagement offrant un cadre plus souple et plus respectueux de la spécificité québécoise, s'appuyant sur une union économique renforcée entre le Québec et le Canada. Cette nouvelle communauté permettra d'atteindre nos objectifs de meilleure gestion des fonds publics et de plus grande efficacité dans la prestation des services gouvernementaux. Elle assurera une meilleure maîtrise des leviers de développement économique, social et culturel du Québec et une meilleure harmonie dans l'ensemble politique canadien. La proposition du Parti libéral du Québec prévoit l'autonomie politique du Québec par l'occupation exclusive de nombreux champs de compétence et l'élimination du pouvoir de dépenser du fédéral et de son pouvoir résiduaire. Notamment, tous les domaines contribuant au développement de l'identité québécoise seront rapatriés. Cette démarche autonomiste est accompagnée d'une proposition de plus forte intégration économique avec le Canada et d'une redéfinition profonde des instances politiques communes. Elle implique une reconsidération globale de la Constitution (...) | | | Le Rapport Allaire : Un Québec libre de ses choix | | Comité constitutionnel du Parti libéral du Québec | | «Ce document du Parti libéral du Québec contient une proposition d'avenir pour le Québec. Il témoigne de notre foi et de notre confiance dans la capacité de la société québécoise de faire face aux défis de demain. Il contient la proposition du Parti libéral du Québec pour dénouer l'impasse constitutionnelle, politique, financière et économique qui frappe actuellement le Canada.» |
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