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| Horace |
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| Biographie en résumé |
| L'amitié qui unit Horace et Mécène fut telle que de nos jours encore le mot mécène désigne le rapport privilégié d'une personne fortunée permettant à un écrivain de talent de se livrer à l'art d'écrire sans souci financier. Après avoir conspiré contre les empereurs Octave et Antoine, il s'était vu confisquer tous ses biens. Mécène devient son protecteur et le demeura toute sa vie. Horace ne survécut que deux mois à son ami et fut enseveli près de lui. Il est célèbre pour ses odes, que Nietzsche mettait très haut: «Jusqu'à maintenant, écrit-il à ce sujet, je n'ai trouvé chez aucun poète un ravissement comparable à celui que m'a toujours donné une ode d'Horace.» |
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| Vie et œuvre |
Poète romain.
« Quel nom plus rebattu que celui d'Horace? quel poète plus connu depuis deux mille ans ? partout célébré, mille fois traduit dans toutes les langues, cité perpétuellement, un exercice pour les écoles, un jeu de patience pour les rimeurs de tous les pays et de tous les temps. Et toutefois, peu de poètes, à mon sens, ressemblent moins à l'image qu'on répand de lui et qu'on nous en a faite. (...)
Tout dans Horace est volonté, choix, oeuvre d'art, intelligence enfin. De là, qu'il est classique à un si haut degré. Horace, qui doute beaucoup et en toutes choses, n'a jamais l'air de douter. Sa forme a toute la certitude que n'a pas son esprit. »
André Suarès, Horace |
| Œuvres de Horace |
En latin
Oeuvres complètes (Espace Horace)
Traductions en langue française
Odes. Traduction en vers du Comte Ulysse de Séguier, 1883 (Espace Horace)
Odes. Traduction en vers français de M. Anquetil, 1850 (Espace Horace)
Traduction de Leconte de Lisle (Mythorama)
Épodes. Traduction de Leconte de Lisle (Mythorama)
Épîtres. Traductions de la Collection Panckoucke, 1832 (Espace Horace)
Traduction de Leconte de Lisle (Mythorama)
Satires. Traduction de Jules Janin, 1860 (Espace Horace)
Traduction de Leconte de Lisle (Mythorama) |
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| | Horace | | André Suarès | | Littérature latine, poésie latine, empire romain, Auguste, ode | | Unique à Rome, Horace est profondément artiste. L'art est le seul lien de ses idées, et le seul mobile de son action. Il doute de tout plus que d'une belle strophe. Tout sujet lui est bon, parce que de toute pensée ou de tout sentiment, il fait un objet d'art. Il ne cherche pas la vérité, mais la forme parfaite. Il est tout entier dans chaque oeuvre, sans s'y mettre lui-même. Ou plutôt, il n'est que ce qu'il fait, et l'est tour à tour sans réserve. |
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