 |
 |
|
| Beauté |
|
 |
 |
 |
Winckelmann: le sentiment de la beauté chez les artistes grecs
Dans ses Réflexions sur l'imitation des ouvrages grecs dans la peinture et la sculpture paru en 1745, Winkelmann esquisse la théorie sur la supériorité de l'art grec qu'il développera dans son œuvre maîtresse, l'Histoire de l'art chez les anciens, et qui aura un retentissement énorme sur la sensibilité esthétique en Europe au XVIIIe siècle. Dans la première partie des Réflexions, il montre comment les artistes grecs sont constamment en relation avec la beauté: beauté du monde physique, favorisé par le climat sain et la nature généreuse de la Grèce – où Winckelmann ne s'était jamais rendu –; beauté du corps humain, objet d'une grande fierté chez les Grecs à qui l'on inculque dès l'enfance le souci de développer un corps athlétique, aux proportions harmonieuses, et qui n'hésitent pas à l'exhiber dans sa splendide nudité, dans les palestres et dans les processions religieuses. Nourris par cette beauté qu'ils peuvent contempler à loisir, les artistes grecs parviendront à concevoir une idée de la beauté supérieure même à celle que la nature offre aux regards:
« Ces ressources multipliées, pour observer la nature dans tous ces mouvements et les aspects divers, mirent non seulement les artistes Grecs en état de représenter toutes ces beautés avec énergie et vérité, mais encore encourageaient le génie à faire un nouveau pas vers la perfection, et à s’élever au-dessus même de la nature réelle. Après avoir contemplé la nature dans ses plus belles formes, ils imaginèrent des formes encore plus belles et plus frappantes; ils acquirent ainsi des idées de beauté supérieurs à celles que la nature elle-même leur avait présentées, et ils les appliquèrent dans leurs ouvrages, non seulement aux différentes parties du corps humain, mais encore au tout considéré sous un seul point de vue. Cette beauté idéale n’avait d’existence que dans leurs sublimes conceptions ; elles n’appartenaient à aucun objet extérieur; mais elle surpassait de beaucoup toutes les idées que les hommes avaient eues jusque là de la beauté.
C’est d’après cette forme idéale de beauté que Raphaël conçut la fameuse Galatée. Cet artiste immortel observe, dans sa lettre au Comte Balthasar Castiglione: "que les différentes parties de la véritable beauté se trouvent rarement unies dans une seule personne, particulièrement dans les femmes; et qu’en conséquence il avait été obligé de donner à sa Galatée les traits d’une beauté idéale, dont le modèle n’existait que dans sa propre imagination."
Ces idées, réellement supérieures à toutes les formes que la matière prend dans l’ordre ordinaire des choses, guidèrent les artistes Grecs dans les représentations qu’ils firent des divinités et des hommes. On remarque dans les statues des dieux et des déesses, que le front et le nez sont presque entièrement formés par la même ligne. Ce même profil se retrouve dans les têtes de quelques femmes célèbres représentées sur les médailles grecques. Il n’est cependant pas indifférent, dans une médaille, d’altérer ou de suivre la nature. Peut-être cette conformation était-elle particulière aux anciens Grecs, comme le sont le nez aplati chez les Calmouks, et les petits yeux en coulisse chez les Chinois. Les yeux grands et bien ouverts, que nous trouvons toujours dans les têtes grecques gravées sur les médailles et les pierres antiques, paraissent une forte présomption en faveur de ce sentiment.
Quoi qu’il en soit, les artistes Grecs dessinèrent les têtes des impératrices romaines, d’après un modèle idéal. Aussi observe-t-on, dans le profil d’une Livie ou d’une Agrippine, le même profil et la même manière que dans celui d’une Artémise ou d’une Cléopâtre. »
JOHANN WINCKELMANN, "Réflexions sur l'imitation des artistes grecs dans la peinture et la sculpture", in Recueil de pièces sur l'art, Genève, Minkoff, 1973, réimpression de l'édition de Paris, 1786. |
| Enjeux |
Voici une pensée de Nietzsche qui résume bien le problème de la beauté tel qu'il se pose dans un contexte où les spectacles se font de plus en plus bariolés et tapageurs pour toucher des sens qui, de plus en plus sollicités, se défendent en s'anesthésiant:
« C'est à coups de tonnerre et de feux d'artifice célestes qu'il faut parler aux sens flasques et endormis. Mais la voix de la beauté parle bas: elle ne s'insinue que dans les âmes les plus éveillées. Doucement mon bouclier a vibré et a ri aujourd'hui : c'était le frisson et le rire sacré de la beauté! »
FRIEDRICH NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra, traduction de Maurice Betz, Paris, Gallimard, 1947, p. 109. |
| Essentiel |
« La beauté, c'est l'harmonie du hasard et du bien. »
« Le beau est le nécessaire, qui, tout en demeurant conforme à sa loi propre et à elle seule, obéit au bien. »
« Objet de la science: le beau (c'est-à-dire, l'ordre, la proportion, l'harmonie) en tant que suprasensible et nécessaire.
Objet de l'art: le beau sensible et contingent, perçu à travers le filet du hasard et du mal. »
« Le beau dans la nature : union de l'impression sensible et du sentiment de la nécessité. Cela doit être ainsi (en premier lieu), et précisément cela est ainsi. »
« La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu'à l'âme. »
SIMONE WEIL, La pesanteur et la grâce, Paris, Librairie Plon, 1947.
* * *
« Celui qui veut s’y prendre comme il convient doit, après s’être attaché dès son jeune âge à aimer une seule des manifestations visibles de la beauté, s’efforcer ensuite d’aimer tout ce qui est beau, sans distinction. Après cela il doit considérer la beauté de l’âme comme bien plus relevée que la beauté visible, de sorte qu’une belle âme suffise pour l’attirer. De là il sera amené à considérer le beau dans les actions des hommes et dans les lois et à voir que la beauté morale est partout de la même nature. De la sphère d’action il devra passer à celle de l’intelligence et contempler la beauté des sciences, jusqu’à ce que, grandi et affermi dans ces régions supérieures, il n’aperçoive plus qu’une science, celle du beau.
Celui qui s’est avancé jusque là par une contemplation progressive et bien conduite, parvenu au dernier degré, verra tout à coup apparaître à ses regards une beauté merveilleuse, celle, Socrate, qui est le but de tous les travaux précédents, beauté éternelle, non engendrée et non périssable. Donc, le vrai chemin, c’est de commencer par les beautés d’ici-bas et, les yeux attachés sur la beauté suprême, de s’y élever sans cesse en passant par tous les degrés de l’échelle. O mon cher Socrate, ce qui peut donner le prix à cette vie, c’est le spectacle de la beauté éternelle! Je le demande, quelle ne serait pas la destinée d’un mortel à qui il serait donné de contempler le beau sans mélange, dans sa pureté et simplicité, non plus vêtu de chairs et de couleurs humaines et de tous ces vains agréments condamnés à périr, à qui il serait donné de voir face à face sous sa forme unique, la beauté divine! »
PLATON, Le Banquet (traduction de Victor Cousin) |
| Documentation |
Le mystère de la beauté et La beauté, prolongement de l'amour. Conférences d'André Gence (tirée de Sur la terre comme au ciel. Recueil de conférences, Marseille, La Thune, 1997)
Document vidéo: Miroir, miroir... Vous pouvez écouter en Real Video ce reportage dans le cadre de l'émission «Enjeux» (Radio-Canada, 30 janvier 2001). Sur la beauté et la laideur physiques
Colloque sur le mystère de la beauté à l'École du Louvre en avril 2002.
«Il fallait le tact, la sensibilité, l'immense culture artistique et la foi profonde de Dominique Ponnau, directeur de l'Ecole du Louvre, pour oser un colloque sur un sujet tel qu'« Intelligence de l'art et culture religieuse aujourd'hui ». Pari tenu, au-delà des espérances. Pendant deux jours, au mois d'avril, un public nombreux et attentif a suivi, dans l'amphithéâtre de l'Ecole du Louvre, les interventions de spécialistes venus du monde entier, croyants, comme Jean Joncheray, vice-recteur de l'Institut catholique, ou incroyants, comme Régis Debray, chargé par Jack Lang d'une enquête sur "Dieu à l'école", tous habités par les mêmes questions : Qu'apporte la connaissance religieuse à la compréhension de l'art ? Qu'apporte l'art aux cheminements métaphysiques de l'homme ? » |
|
|
 |
|
 |
| | La beauté pour la beauté | | Charles Darwin | | Animal, beauté, couleur, parfum, goût | | Le lecteur qui parcourt l'Origine des espèces ou les relations de voyage de Darwin, constate, qu'avant d'être le grand théoricien de la sélection naturelle, il fut avant tout un passionné du monde vivant, «qui n'avait pour tout équipement scientifique que ses deux yeux; pour toute méthode, que son grand amour de la vie». | | | La beauté | | Charles-Pierre Baudelaire | | Beauté, grâce, clarté, éternité, inspiration, amour, poète, pureté, fascination, béatitude, harmonie | | « Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poëte un amour
Éternel et muet ainsi que la matière. » |
|
 |
|
|
 |
 |
 |
|
|  |
 |
|
|
  |  | Terminologie / Traductions |
|  |
|
 |
 |
 |
| Allemand |
| Schönheit |
| Anglais |
| Beauty |
| Espagnol |
| Belleza |
|
|
 |
 |  | À lire également sur ce sujet |
|  |
|
| | Agriculture | | Wendell Berry et Bernard Charbonneau, critiques de l'industrialisation de l'agriculture | | Daniel Cérézuelle | | Wendell Berry, Bernard Charbonneau, agriculture industrielle, paysage, terre, beauté, incarnation, nature, campagne, lieux communs | | Voici un rapprochement prometteur. | | | Beaux arts | | Ruskin vu par Marcel Proust | | Marcel Proust | | Beauté, esthétique, art chrétien, cathédrale, Turner, Amiens, Florence, art gothique | | Quoi qu'il en soit, il aura été un de ces «génies» dont même ceux d'entre nous qui ont reçu à leur naissance les dons des fées ont besoin pour être initiés à la connaissance et à l'amour d'une nouvelle partie de la Beauté. | | Sur le rôle de l’art | | Remy de Gourmont | | Beauté, oeuvre, morale | | L’art a un but particulier et tout à fait égoïste : il est son but à lui-même. Il ne se charge volontiers d’aucune mission, ni religieuse, ni sociale, ni morale. | | Une conversation avec Cézanne | | Émile Bernard | | Création, peinture, chef-d'oeuvre, impressionnisme, symbolisme, nature, imagination, tradition, beauté, art moderne | | (Cézanne) Je suis tout à fait de l'avis de ceux qui disent : liberté ! mais, pour moi, je crois qu'il nous viendra des peintres plus inattendus de l'étude de la nature seule. (Bernard) Permettez-moi d'en douter. | | | Civilisations | | De l'importance de la beauté du corps chez les Grecs | | Johann Winckelmann | | Beauté, corps humain, Grèce antique, éducation physique, Jeux olympiques, vêtement, habillement | | Extrait des Réflexions sur l'imitation des artistes grecs en sculpture et en peinture, publié en 1755. | | Article «Admiration» de l'Encyclopédie | | Denis Diderot | | Surprise, discernement, beauté, grandeur, perfection, idéal, âme | | Admiration, s. f. (Morale) . C’est le sentiment qu’excite en nous la présence d’un objet, quel qu’il soit, intellectuel ou physique, auquel nous attachons quelque perfection. | | Découverte de la beauté de la nature dans la Renaissance italienne | | Jacob Burckhardt | | Paysage, beauté, Dante, Pétrarque, Jan Van Eyck, Sylvius Aeneas | | Extrait de la Civilisation en Italie au temps de la Renaissance. | | | Environnement | | La montagne | | Remy de Gourmont | | Nature, paysage, grandeur, beauté, montagnard, alpinisme, Alpes, tourisme, machine | | Je suis un homme de la mer, mon rêve va vers les grèves, je n’ai jamais gravi aucune Alpe, et cependant il me semble que je connais la montagne, il me semble que je l’aime. C’est que je viens de lire, sans en passer une ligne, le livre de M. | | Les peupliers | | Hippolyte Taine | | Peuplier, arbre, animal, vie végétale, végétal, paysage, calme, beauté, sérénité, poésie, rêverie, campagne | | On ne peut contempler les grandes lignes des paysages, le calme des ombres et de la lumière, la large voûte du ciel, sans se conformer à la pensée sourde qui semble pénétrer toutes ces choses et les unir. | | | L'humain | | Phèdre - 1re partie | | Platon | | Âme, discours, beauté, amour, amant, amitié, désir, plaisir, volupté, délire | | « Suivant une tradition, que nous n'avons pas à discuter, le Phèdre est l'oeuvre de la jeunesse de Platon.» | | Le Banquet - 1re partie | | Platon | | Amour, beauté, jeunesse, vertu, unité, Vénus, Polymnie, Uranie, dieu, amants, inspiration, sacrifice | | « Le sujet de ce dialogue est l'Amour. Voici d'abord le préambule, dont aucune circonstance n'est indifférente.» | | Fusées | | Charles-Pierre Baudelaire | | Beauté, amour, femme, progrès, civilisation, décadence, travail, écriture, prière, existence, colère | | Baudelaire a dit qu'il laissait les pages de Fusées parce qu'il voulait dater sa colère et sa tristesse, sentiments que lui inspirait l'« avilissement des coeurs » de ses contemporains. | | Le Banquet - 2e partie | | Platon | | Amour, abondance, pauvreté, Poros, Pénia, sagesse, Beauté, désir, immortalité, âme, fécondité, démon | | « Et moi, qui me sens mordu par quelque chose de plus douloureux, et à l’endroit le plus sensible, qu’on le nomme coeur, âme, ou comme on voudra, moi, qui suis mordu et blessé par les discours de la philosophie, dont les traits sont plus acérés que » | | Les origines de la lecture | | Ivan Illich | | Livre, regard, sagesse, beauté, lumière | | Dans Du lisible au visible, Ivan Illich a traité de façon originale de l'évolution de l'idée d'information. | | | Langues | | Du Bellay grammairien | | Remy de Gourmont | | Langue française, latin, grec, traduction, poésie française, vers, prosodie, mot, vocabulaire, lexique, lexicographie, beauté, grammaire | | Du Bellay et Vigny furent de grands critiques en même temps que de grands poètes; le public, qui goûte les spectacles émouvants, n’aime guère ni la critique des spectacles, ni la critique de la vie. | | | Littératures | | Femme aimée | | François Maynard | | Beauté, sérénité, vieillesse | | Hommage aux femmes âgées. | | Le Style | | Ernest Hello | | Style, Art, beauté, simplicité, pensée, parole, vérité, sincérité, génie, La Fontaine, intelligence, Homère, Bossuet, Taine | | « Le style, c'est la parole humaine. La parole humaine doit être franche et discrète ; pour réunir en un mot ces deux mots, elle doit être vraie.» | | Béatrice: Dante et Platon | | Remy de Gourmont | | Amour, beauté, idéalisme, Divine Comédie, christianisme | | Parmi les créations féminines écloses dans le cerveau ou dans le cœur des poètes, le type de Béatrice est assurément un des plus beaux, mais aussi un des plus énigmatiques. | | Winckelmann | | Adolphe Bossert | | Antiquité, Grèce ancienne, histoire de l'art, art, beauté | | Vocation de Winckelmann. - Études à Dresde; les Réflexions sur l'imitation des ouvrages grecs. - Séjour en Italie; l'Histoire de l'art dans l'antiquité. - Théorie de Winckelmann sur l'art; ce qu'elle a de grand et d'exclusif. | | Portrait d'un tempérament absolu | | Pierre Emmanuel | | Léon Bloy, éternité, histoire, beauté, scandale, Dieu | | « Persécuté par la Beauté, Bloy l'était d'abord parce que, si évidente qu'elle lui parût, elle demeurait insignifiante par l'obstacle qu'elle mettait à sa propre évidence: elle n'était que belle, alors qu'il l'aurait voulue plus que belle.» | | | Philosophie | | Entretien de Socrate avec Diotime | | Platon | | Amour, beauté, pauvreté, jugement | | Comment présenter ce célèbre dialogue où tous les niveaux de l'amour sont discutés, depuis la fécondité des corps jusqu'à celle de l'âme? | | | Univers | | Fleurs démodées | | Maurice Maeterlinck | | Beauté, parfum, amour, impressions, voluptés, grâce, surabondance, nature, ornement, sensibilité, couleur | | « Savons-nous ce que serait une humanité qui ne connaîtrait pas la fleur ?» | | Ciel brouillé | | Charles-Pierre Baudelaire | | Climat, humeur, paysage, nébulosité, douceur, émoi, indolence, rigueur, beauté | | « Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort. » | | Le serpent qui danse | | Charles-Pierre Baudelaire | | Indolence, mer, navire, lointain, beauté, vagabondage, rêves, abandon, cadence | | « Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau ! » | | | Univers / Cosmos / Astres | | Vision du monde | | Jacques Dufresne | | Beauté, art, nécessité, démiurge | | Une pensée de Platon résume à la fois la vision du monde de Simone Weil et sa conception de l'homme: Le Bien règne sur la nécessité par la persuasion. | | Vision du monde | | Jacques Dufresne | | Beauté, art, nécessité, démiurge | | Une pensée de Platon résume à la fois la vision du monde de Simone Weil et sa conception de l'homme: "Le Bien règne sur la nécessité par la persuasion." | | | Vie personnelle | | Une histoire de la chirurgie plastique | | Hélène Laberge | | Temps, vieillesse, beauté, racisme, eugénisme | | À peine cinq ans après la fin de la guerre 1914-18, Fanny Brice, célèbre actrice américaine d'origine juive, se fait redresser le nez. | | Les besoins et le mensonge à soi-même | | Jacques Dufresne | | Inspiration, beauté, vide intérieur, désir, qualité | | Philosophie critique de l'instrumentalisation et de l'expérimentation de l'homme par l'homme et de la dégradation du quotidien en consommation. | | Le bonheur | | Henri de Régnier | | Vie, simplicité, émerveillement, beauté, nature | | Si tu veux être heureux, ne cueille pas la rose / Qui te frôle au passage et qui s’offre à ta main; / La fleur est déjà morte à peine est-elle éclose. / Même lorsque sa chair révèle un sang divin. | | | Divers | | Riquet à la houppe | | Charles Perrault | | Beauté, intelligence | | «Il n'y a rien, Madame, qui marque davantage qu'on a de l'esprit, que de croire n'en pas avoir, et il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer.» | | Les souhaits ridicules | | Charles Perrault | | Style, renoncement, beauté | | Les époux sont assez prudents pour mettre à distance l'objet de leur désir, mais ils ne savent pas y renoncer: ils doivent donc apprendre à se contenter de ce qu'ils ont. | | Épigrammes amoureuses | | Méléagre | | Amour, beauté, attirance | | À toi sont attachés tous les fils de ma vie,
De toi dépend mon souffle et mon reste de vie. | | | | Les papillons | | Gérard de Nerval | | Papillon, fleur, harmonie, plante, oiseau, nature, emblème, poésie, amour, été, beauté | | « Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l'on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l'oiseau !... » |
|
|