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Chambardement global: la réplique du monde rural

Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance.
 
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Arctique
"Sur une surface totale de 26 millions de km2, seuls 8 millions de km2 sont des terres. Au centre de ce vaste ensemble de mers, le bassin du pôle est une zone marine atteignant une profondeur de 5 000 m et caractérisée dans sa partie orientale par trois dorsales sous-marines baptisées Alfa, Lomonosov et Nansen. L'océan Arctique est bordé de fonds marins peu profonds: la mer de Barents au nord de la Norvège et de la presqu'île de Kola, la mer de Kara à l'est de la Nouvelle-Zemble, la mer des Laptev, la mer de Sibérie orientale, la mer des Tchouktches au nord du détroit de Bering, la mer de Beaufort au nord de l'Alaska et du Canada occidental, ainsi que les mers de Lincoln et de Wandel au nord du Groenland."

Tore O. Vorren, La Norvège dans l'Arctique (rédigé par Nytt fra Norge pour le Ministère des Affaires étrangères de la Norvège. Reproduction autorisée. Imprimé en février 1999; site ODIN)

Enjeux
Environnement

"L'environnement de l'Arctique est vulnérable et subit des influences directes et indirectes. Les écosystèmes terrestres sont eux aussi vulnérables et, de plus, peu productifs. Il leur faut très longtemps pour se remettre des dommages subis. La période de croissance végétale est courte et la température basse. Le permafrost ne laisse que quelques centimètres de terre de surface disponibles pour les plantes à systèmes radiculaires. Un petit dommage dans la couverture végétale peut vite devenir une plaie béante si les conditions sont défavorables. (...)

Le problème est bien plus ardu pour l'environnement atmosphérique et marin de l'Arctique. Les eaux de l'Atlantique et les masses d'air pénètrent dans la région de l'océan Arctique et peuvent être porteuses d'une pollution venue de latitudes plus clémentes. L'environnement marin de l'Arctique est un écosystème composé de masses d'eau, de glace, d'organismes, de liaisons chimiques en solution et de sédiments, tant dans l'océan Arctique que dans les mers environnantes situées, au-dessus du plateau continental. Au travers d'interactions encore mal comprises, cet écosystème exerce une influence sur le climat de la planète. Ce système est également fortement influencé par des modifications climatiques provoquées par des processus qui se développent en dehors de l'Arctique. Les modèles de simulation du climat global font croire à un environnement arctique très sensible à un réchauffement généralisé sous l'influence d'un faisceau de phénomènes tels que la fonte de la banquise et des modifications dans l'équilibre des masses d'eau et d'air. Ce renforcement local de changements planétaires indique que l'Arctique est une région extrêmement sensible et vulnérable aux changements écologiques globaux.

L'environnement marin peut aussi subir l'influence directe de l'activité humaine sur terre comme sur mer. La mer de Barents est sillonnée de navires de toute sorte et fait de plus l'objet de prospection de pétrole et de gaz naturel. Si le Passage du Nord-Est devait être ouvert au trafic maritime, il faudrait s'attendre à une croissance conséquente de la pollution par les navires. Au niveau mondial, les activités terrestres sont à l'origine de 50% de la pollution marine. La mer de Barents est peut-être déjà victime de ce type de nuisances apportées par les grands fleuves comme l'Ienissei, l'Ob et la Lena. Les rejets nocifs - déchets nucléaires, gaz de combat et équipement militaire - provenant des bases militaires russes sont sans doute déjà importants.

Dans une perspective globale, les plus grands problèmes écologiques se caractérisent par l'absence de relation simple de cause à effet, par exemple entre le rejet de CO2 et son influence sur le climat. Derrière les grands problèmes écologiques se cachent des mécanismes complexes contre lesquels il est difficile de se protéger et qu'il n'est guère possible de combattre seul. De nombreux facteurs sont en jeu et la condition préalable à toute solution et à tout effort de prévention est une connaissance approfondie des interactions du milieu naturel. Pour certaines parties de l'Arctique, ce savoir est encore bien modeste. À ce propos, nous pouvons toujours faire nôtres les mots de Nansen, pourtant bientôt centenaires: «Le jour se lève lentement ; mais nous n'en sommes encore qu'à l'aube et l'obscurité règne encore sur les immenses étendues qui entourent le pôle.»

Coopération internationale dans l'Arctique

Ces dernières années ont vu l'amorce d'une vaste coopération internationale dans l'Arctique, principalement axée sur les problèmes écologiques. Un organisme pour la collaboration internationale dans l'Arctique a été fondé en 1988 sous le nom d'International Arctic Science Committee (IASC) dont le secrétariat se trouve à Oslo. L'IASC est un organe de coopération pour les institutions de recherche de huit pays arctiques et nordiques (Canada, Russie, Norvège, Danemark/Groenland, Suède, Finlande et Islande). Des organismes de recherche allemands, français, britanniques, japonais, polonais et néerlandais participent à cette collaboration.

Une collaboration environnementale entre les huit pays de l'Arctique (processus de Rovaniemi) a aussi vu le jour ces dernières années. Une rencontre interministérielle a eu lieu en 1991 à Rovaniemi pour aborder les problèmes écologiques de l'Arctique. Il y fut entre autre décidé de mettre en place un système de surveillance de l'environnement arctique dont le secrétariat serait basé en Norvège. Il y fut aussi décidé de mettre en place une coopération internationale entre pays participants pour l'étude de la
flore et de la faune arctiques. La réunion a en outre défini un certain nombre de défis écologiques propres à l'Arctique. Le processus de Rovaniemi - auquel participent largement les populations aborigènes - est le premier exemple d'une vaste collaboration intergouvernementale entre les huit pays arctiques.

En 1996, un Conseil de l'Arctique a été créé au niveau gouvernemental. Il se compose des huit pays nordiques et arctiques."

Tore O. Vorren, La Norvège dans l'Arctique (rédigé par Nytt fra Norge pour le Ministère des Affaires étrangères de la Norvège. Reproduction autorisée. Imprimé en février 1999; site ODIN)

Voir aussi :

Carte


L'océan Arctique
Source: CIA - The World Factbook

Voir aussi: Le Cercle polaire

Documentation
Exploration de l'Arctique

John, Franklin, Narrative of a Journey to the Shores of the Polar Sea, in the Years 1819-20-21-22, London, J. Murray, 1824. Sur le site "Notre mémoire en ligne" (mode image): volume I et volume II
John Franklin, Narrative of a Second Expedition to the Shores of the Polar Sea, in the Years 1825, 1826, and 1827, London, J. Murray, 1828 (Notre mémoire en ligne, mode image)
John Franklin, Thirty Years in the Arctic Regions, Or, The Adventures of Sir John Franklin, New York, G. Cooper, 1859 (Notre mémoire en ligne, mode image)

Documents associés
Environnement
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Raccourcis intéressants
Conseil de l'Arctique (forum intergouvernemental)
Portail de l'Arctique (Programme des Nations Unies pour l'Environnement, angl.)
International Arctic Science Committee (organisme multilatéral dont le secrétariat se trouve à Oslo, Norvège)
Arctic Research Office (NOAA, É.-U.)
Scott Polar Research Institute (University of Cambridge, R.-U.)
Arctic Circle (University of Connecticut, É.-U.)
Arctic National Wildlife Refuge (U.S. Fish and Wildlife Service, Alaska)

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Dernière mise à jour: 09/22/2006
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