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| Denys Arcand |
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| Biographie en résumé |
| Cinéaste québécois |

Source: Secrétariat de l'Ordre national du Québec
(c) Gouvernement du Québec, 2000 |
| Vie et œuvre |
Denys Arcand est marqué par la formation d'historien qu'il a reçue ainsi que par une conscience exceptionnelle des règles de la dramaturgie. Arcand, en effet, aborde à travers ses documentaires le présent comme histoire en devenir : c'est d'abord le déclin de l'industrie du textile dans On est au coton (1970), puis les élections québécoises de 1970 dans Québec : Duplessis et après… (1972), et enfin le référendum du 20 mai 1980 dans Le Confort et l'Indifférence (1981). Dans ces trois documentaires, Arcand utilise la comparaison pour donner à son discours une perspective historique, citant par exemple Le Prince de Machiavel pour analyser les jeux de pouvoir à l'œuvre lors de la campagne référendaire de 1980.
Sur le plan dramaturgique, ses films de fiction renvoient à la tragédie et à l'opéra (Réjeanne Padovani, 1973) tout comme ils puisent certains procédés dans la théorie brechtienne (La Maudite Galette, 1971; Gina, 1975). Arcand est fondamentalement un intellectuel et la plupart de ses films reposent sur des dispositifs précis et complexes, comme Jésus de Montréal (1989), qui actualise les principaux événements de la vie du Christ pour confronter morale religieuse et morale artistique.
Sur le plan thématique, le thème de la décadence domine nettement. Du crime minable qui tourne mal dans La Maudite Galette à l'ascension puis à la descente du top model de Stardom (2000), Arcand semble fasciné par les fins de règne, par la vanité absurde des actions humaines qui n'ont pour effet que d'accélérer l'inévitable entropie. C'est pourquoi Réjeanne Padovani reprend les grandes lignes de l'exécution de l'impératrice Messaline, Le Confort et l'Indifférence cite abondamment les écrits du principal témoin de la chute des Médicis, tandis que le plus grand succès de la carrière du cinéaste s'intitule, simplement, Le Déclin de l'empire américain (1986).
Observateur attentif de la société québécoise, Denys Arcand a toujours résisté à la tentation de dicter une conduite politique au spectateur. Il a plutôt préféré montrer le présent à la lueur des déterminations historiques, ce que ses détracteurs ont appelé du cynisme et ses défenseurs de la lucidité. Il est tout de même remarquable de constater que dès ses premiers essais réalisés alors qu'il était dans la jeune vingtaine (Champlain, 1964 ; Les Montréalistes, 1965), Arcand posait sur le Québec ce même regard rigoureux teinté d'un humour aux allures de désespoir poli.
Source: Prix du Québec
© Gouvernement du Québec, 2001 |
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| | Jésus de Montréal: de la religion comme esthétique... | | Yves Lever | | Denys Arcand, Jésus, Église, Christ, Cinéma, religion | | J'ai composé ce texte en juin 1989, avant de relire Les frères Karamazov de Dostoievski. Si j'avais bien identifié les phrases du début, je ne savais pas encore que la réplique de Constance («ça lui donne tant de plaisir...») était aussi tirée directement du roman (j'ai appris plus tard, sur Internet, que Dostoievski citait Benjamin Constant, lequel citait Voltaire... | | «Gina» de Denys Arcand | | Yves Lever | | Denys Arcand, cinéma, Québec, Gina, On est au coton, Office national du film, censure | | Critique du film Gina de Denys Arcand parue dans la revue Relations en 1975. On y retrouve également une analyse du contexte de la production cinématographique de l'époque et des défis auxquels les cinéastes sont alors confrontés (censure, passage du cinéma direct à la fiction, définition d'un «modèle» québécois... | | «Réjeanne Padovani» ou la conscience dans le béton | | Yves Lever | | Denys Arcand, cinéma, Québec, Office national du film, politique, corruption, favoritisme | | Compte rendu du film Réjeanne Padovani de Denys Arcand qui brosse un portrait peu flatteur de la classe politique d'une époque qu'on espère révolue. | | | Les invasions barbares | | Jean-Philippe Trottier | | Cette critique, écrite il y a plusieurs jours, rejoint celle de Jean Larose, parue aujourd'hui le 26 mai dans Le Devoir: «Ce film combine curieusement nihilisme et sentimentalisme. (...) Il a la facture d'un téléroman.(...) C'est un film sur la mort qui ne prend pas la mort au sérieux.» |
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