L'encyclopédie
Partenariats
Index
Magazine
Diffusion de colloques

La Lettre de L'Agora
Abonnez-vous gratuitement à notre bulletin électronique.
>>>
Colloques
Chambardement global: la réplique du monde rural

Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance.
 
Pic Pétrolier
De si bons Anglais Marc Chevrier
Google
La Francophonie c'est Facebook Jacques Dufresne
Le défi Internet Jacques Dufresne
 

Rencontres
Dossier
Andorre
"La Principauté d'Andorre est un petit État au cœur des Pyrénées, situé entre la France (Pyrénées Orientales et Ariège) au nord, et l'Espagne(Catalogne: dép. Alt Urgell) au sud, pays avec lesquels elle partage une frontière de 57 km et de 64 km respectivement.

La Principauté est connue en particulier pour son environnement naturel splendide inséré dans 3 vallées, dont deux sont d'origine glaciaire et une d'origine fluviale" (
Ambassade d'Andorre auprès de l'Union européenne).



Les institution politiques (Ambassade d'Andorre auprès du l'Union européenne)
La population (Ambassade d'Andorre auprès du l'Union européenne)
L'économie (Ambassade d'Andorre auprès du l'Union européenne)
Symboles de la Principauté (Ambassade d'Andorre auprès du l'Union européenne)


Crépuscule hivernal en Andorre
© Jason Ryan (sxc@allsorts.net)
Source en ligne : stock.xchng
Photo reproduite avec l'autorisation du site d'origine

Histoire
L’origine d’Andorre se mêle à la légende. C’est Charlemagne qui aurait suscité sa création afin de préserver la France chrétienne de l’avancée des Maures. Au IXe siècle, le petit-fils de Charlemagne, Charles le chauve, conféra au comte d'Urgell le titre de seigneur d’Andorre. Un descendant du comte légua par la suite la principauté au diocèse de l'évêque d'Urgell. Au XIIe siècle, craignant la puissance des seigneurs environnants, l'évêque décide de se placer sous la protection du seigneur de Caboet, un noble espagnol. Le hasard des alliances entre familles nobles firent en sorte que les droits sur l'Andorre passèrent successivement des Caboet aux Castellbó en 1185 et aux comtes de Foix en 1208, lorsque Ermesenda de Castellbó i Caboet se maria avec le Comte Roger Bernard II de Foix.

Le conflit entre le comte français et l'évêque espagnol au sujet d’Andorre s’envenima au cours du siècle. Après d'interminables querelles et des hostilités sanglantes, les deux parties convinrent de confier à des arbitres le jugement de leurs différends : de là le fameux pariage (ou paréage) de 1278, qui n'est que la sentence des arbitres, acceptée et ratifiée par les belligérants. Ce traité associait le comte de Foix aux droits de l'évêque sur l'Andorre; il créait en sa faveur un condominium; mais, par une clause commune dans la contrée, le baron français devait tenir en fief du prélat sa part de coseigneurie; il fit hommage, en effet, le jour même; mais, depuis, cette formalité ne fut plus exigée, et l'on a pu dire que les évêques avaient abandonné la suzeraineté que le pariage leur attribuait sur Roger-Bernard et sur ses ayants droit. En 1282, l'accord de 1278 fut confirmé par une bulle du pape Martin IV. Les pouvoirs des comtes passèrent plus tard à la couronne de France, quand Henri IV monta sur le trône.

Les relations entre la France et les vallées furent suspendues pendant la Révolution, à la suite du refus des agents de la République de recevoir le tribut annuel des Andorrans qui leur paraissait entaché de féodalité (1793); un décret du 27 mars 1806 rétablit ces relations : le préfet de l'Ariège fut nommé représentant de la France; ce titre lui a été enlevé en 1882, pour être confié d'abord au sous-préfet de Prades, puis au préfet des Pyrénées-Orientales.

Au XXe siècle, l’isolement du pays est brisé par le développement des voies de communication (construction de routes reliant la principauté à l'Espagne (1913) et à la France (1933). L’électrification du pays, la mise en place d’un service postal (espagnol et français), l'introduction de la radio (1935), la création d’infrastructures touristiques (une station de ski est ouverte en 1934), ouvrent le pays au vent de la modernité.

Des changements d’ordre institutionnel favoriseront une plus grande démocratie. Ainsi, en 1933, le droit de vote sera accordé à tous les hommes majeurs (les femmes devront toutefois attendre jusqu’en 1971 pour obtenir le même droit). Plus tard, en 1981, une première division nette des pouvoirs sera consacrée par la création d’un nouvel organe exécutif : le gouvernement. L’ancien organe législatif, le Consell de la Terra, dont l’existence remontait à 1868, sera par ailleurs remplacé par le Conseil Général.

Le pays était mûr pour une évolution de son statut juridique et politique.

Texte de l'Agora d'après des informations tirées de l'article "Andorre" de la Grande encyclopédie et du site de l'ambassade d'Andorre auprès de l'Union européenne.


Andorre, état souverain

"[…] Andorre n'est devenu un État souverain que le 14 mars 1993, avec l'approbation d'une constitution qui mettait fin à la situation féodale prévalant depuis le XIIIe siècle. Andorre était alors une principauté régie par deux co-princes: le Président de la République française, et l'évêque d'Urgel, ville de Catalogne située près de Lérida.

Cette accession à la souveraineté internationale (Andorre siège à l'ONU) a été suivie de la conclusion, le 1er juin 1993, d'un Traité de «bon voisinage, d'amitié et de coopération» entre la France, l'Espagne et Andorre.

Puis des négociations trilatérales ont été engagées sur les modalités réciproques de circulation, de séjour et d'établissement, avec la prise en compte de deux contraintes:

- d'une part, la non appartenance d'Andorre à l'Union européenne, alors que la France et l'Espagne en sont membres ;

- d'autre part, la spécificité d'Andorre au regard de ses deux grands partenaires : ainsi, on chiffre à quelques centaines le nombre d'Andorrans installées en France, alors qu'on évalue à environ 4 000 le nombre de Français installés en Andorre."

Sénat de la République française - Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Rapport (no 383) sur le Projet de loi autorisant la ratification de la convention entre la République française, le Royaume d'Espagne et la Principauté d'Andorre relative à la circulation et au séjour en Principauté d'Andorre des ressortissants des États tiers. Session extraordinaire de 2001-2002. Annexe au procès-verbal de la séance du 31 juillet 2002. Rapporteur: Robert Del Picchia.

Bref historique du pays (Ambassade d'Andorre auprès du BENELUX)

Enjeux
"(...L)a Principauté d'Andorre s'étend sur 464 kms2 et compte aujourd'hui 65 877 habitants contre 6 000 seulement en 1950. Cette croissance de la population s'explique par le véritable « boom » économique que connaît Andorre depuis les années 1970, profitant des retombées de la modernisation de l'Espagne et de son entrée dans la CEE. (...)

La Principauté présente des caractéristiques particulières. Elle n'est ni membre de l'Espace économique européen comme le Liechtenstein, ni candidate à l'Union européenne comme Malte, et n'a pas signé d'accord de coopération douanière totale avec l'Union comme l'a fait Saint-Marin. Elle a toutefois signé en 1990 un accord partiel d'union douanière avec la Communauté européenne.

On soulignera que l'Andorre devrait figurer à nouveau sur la liste des paradis fiscaux non coopératifs que l'OCDE s'apprête à publier prochainement, un an après le premier avertissement adressé par cette organisation. La Principauté est actuellement confrontée à des pressions destinées à la faire évoluer vers l'abandon de sa situation de paradis fiscal, du principe de secret bancaire, et pour instaurer une réelle coopération judiciaire permettant de lutter contre la fraude et le blanchiment. Son Gouvernement a toutefois fait adopter en décembre dernier une nouvelle loi de lutte contre le blanchiment, inspirée par les projets de l'Union européenne en la matière. Le Conseil de l'Europe semble avoir pris acte de ces efforts, qui a organisé au début de ce mois un séminaire sur le blanchiment, auquel participaient quatorze pays membres, le GAFI et Interpol. L'on peut espérer que ces premiers efforts se traduisent par des résultats concrets."

Assemblée nationale française. Commission des Affaires étrangères. Rapport (no 3163) sur le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant la ratification du Traité entre la République française et la Principauté d'Andorre portant rectification de la frontière. Enregistré le 20 juin 2001. Rapporteur: Jean-Yves Gateaud

Carte
Source: CIA - The World Factbook
Source: CIA - The World Factbook (domaine public)

Documentation
H. Castillon, Histoire d'Ax et de la vallée d'Andorre, avec des notices historiques sur les bains d'Ussat et d'Audinac. Toulouse, Ansas, 1851, 252 p. (BNF, Gallica – mode image, format PDF)
>
Raccourcis intéressants

Statistiques
Capitale
Andorra la Vella (Andorre-la-Vieille)
Superficie
464 km2
Population
65 877 h.
Régime politique
Coprincipauté parlementaire (monocaméralisme)
Chefs d'État et de gouvernement
Les deux Coprinces de l'Andorre sont d'une façon conjointe et indivise le chef de l'Etat. À l'heure actuelle cette charge est exercée conjointement par: Monseigneur Joan Enric Vives, évêque de la Seu d'Urgell (une région de la Catalogne en Espagne); Jacques Chirac, président de la République Française. -- Chef du gouvernement: Marc Forné
Nom officiel
Principat d'Andorra
Langue(s)
catalan (officielle), français, espagnol
À lire également sur ce sujet

Dernière mise à jour: 09/22/2006
L'Encyclopédie de L'Agora - 1998 - 2008