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| Anarchie |
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| Enjeux |
| L'anarchisme comme praxis est étroitement lié à l'histoire des révoltes populaires et à celle des luttes entre classes sociales. Ainsi, de la révolte spartakiste contre Rome (73 av. J.-C.) aux innombrabres jaqueries et tumultes du Moyen Âge, les idées de nivellement social et d'autogestion ont été appliquées bien avant leur assimilation au terme «anarchie». Les principaux territoires d'expérimentation modernes de l'anarchie furent la Commune de Paris (Paris, 1871), l'Ukraine (Gouliaï-Polié, 1918), l'Allemagne (Bavière, 1918), la Russie (Kronstadt, 1921) et l'Espagne (Catalogne, 1936). |
| Essentiel |
| Communauté des biens (abolition de la propriété privée), autogestion, organisation décentralisée sur la base de conseils d'ouvriers et de paysans, démocratie directe (révoquabilité des élus), répartition égalitaire des ressources, regroupements par affinités, telles sont les grandes lignes de l'anarchie. Il est difficile de situer historiquement son origine comme théorie sociale. On en retrouve des traces dans les écrits de Lao-Tseu (600 av. J.-C), de Diogène le cynique (410 av. J.-C.). Les principaux théoriciens modernes de l'anarchie et premiers à utiliser le terme sont Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876), Peter Kropotkine (1842-1921), Errico Malatesta (1853-1932). |
| Synthèse |
| «Ce qui existe et ce qui constitue ce qu'on peut appeler la doctrine anarchiste, c'est un ensemble de principes généraux, de conceptions fondamentales et d'applications pratiques sur lesquels l'accord s'est établi entre individus qui pensent en ennemis de l'autorité et luttent, isolément ou coollectivement, contre toutes les disciplines et contraintes politiques, économiques, intellectuelles et morales qui découlent de celle-ci.» «Il peut donc y avoir, et, en fait, il y a plusieurs variétés d'anarchistes mais toutes ont un trait commun qui les sépare de toutes les autres variétés humaines. Ce point commun, c'est la négation du principe d'autorité dans l'organisation sociale et la haine de toutes les contraintes qui procèdent des institutions basées sur ce principe.» (Sébastien Faure) |
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  |  | Terminologie / Traductions |
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| Synonymes |
| désordre, absence de règles, chaos, liberté |
| Antonymes |
| ordre, hiérarchie, autorité externe, despotisme |
| Étymologie |
| «Le vocable anarchie est vieux comme le monde. Il dérive de deux mots du grec ancien: an et archè, et signifie quelque chose comme absence d'autorité et de gouvernement. Mais le préjugé ayant régné pendant des millénaires, selon lequel les hommes ne sauraient se passer de l'un ou de l'autre, anarchie a été entendu dans un sens péjoratif: un synonyme de désordre, de chaos, de désorganisation.» (Daniel Guérin, L'Anarchisme, Paris, Gallimard, 1965.) |
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| Allemand |
| Anarchie |
| Anglais |
| anarchy |
| Espagnol |
| anarchie |
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 |  | À lire également sur ce sujet |
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| | Économie | | La pensée économique et politique de Proudhon | | H. Bourgin | | Économie politique, crédit, mutualisme, fédération, socialisme, anarchie | | Biographie de Pierre-Joseph Proudhon publiée dans La Grande Encyclopédie à la fin du XIXe siècle. Deuxième partie. |
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