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| Albanie |
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«Située au sud-ouest de la péninsule des Balkans, l'Albanie est un des plus petits pays d'Europe: elle s'étend sur 335 km du nord au sud, et sur 150 km d'est en ouest.
Elle est limitée par la Yougoslavie au nord-ouest, au nord et au nord-est, par l'ancienne république yougoslave de Macédoine à l'est, et par la Grèce à l'est et au sud-est. À l'ouest, le pays est séparé de l'Italie par le canal d'Otrante, détroit par lequel communiquent la mer Adriatique et la mer Ionienne. À environ 5 km au large de la pointe sud de l'Albanie se situe l'île grecque de Corfou.
L'Albanie est aux deux tiers montagneuse. Les plus hauts sommets, dans la partie nord du pays, culminent à plus de 2000 mètres. L'étroite bande côtière, autrefois couverte de marécages, a été bonifiée et mise en culture pendant le régime communiste. On y cultive aujourd'hui olives, oranges, raisin, maïs et blé.
Environ 40 % du territoire est boisé: d'où l'importance de l'industrie forestière (exploitation du chêne, du pin et du hêtre). Le pays est aussi riche en fer, cuivre, chrome, phosphates, charbon, pétrole et gaz naturel.
Le plus grand fleuve du pays, le Drin, forme deux branches : le Drin Noir, au nord, et le Drin Blanc, à l'est. Plusieurs barrages hydroélectriques y ont été dressés. Le plus grand lac d'Albanie est le lac de Shkodra, au nord ; le lac d'Ohrid, sur la frontière est, est le plus profond d'Europe.
La côte bénéficie d'un climat méditerranéen, avec des étés très chauds et des hivers pluvieux et froids. Dans le reste du pays, le climat est à tendance continentale, avec des hivers beaucoup plus froids et des étés tempérés.
La capitale, Tirana, est la plus grande ville d'Albanie et compte environ 400 000 habitants. Les autres villes importantes sont Durrës et Vlora, sur le littoral, Shkodra, dans le nord, et Elbasan, au sud de Tirana.»
Survol de l'économie
«L'Albanie est avant tout un pays agraire; plus de la moitié de la population active travaille la terre. Le nouveau régime mis en place en 1992 a privatisé l'agriculture qui, depuis 1945, reposait sur un système de fermes collectives étatisées. Aujourd'hui, près de la moitié des fermes sont la propriété des agriculteurs, ce qui a considérablement augmenté les revenus de ces derniers.
On cultive du blé dans l'ouest et le sud-est du pays, et du riz dans les marais des environs de Durrës. L'Albanie produit aussi pommes de terre, betteraves à sucre, agrumes, pommes, poires, olives, coton et tabac. Riche en vignobles, le pays est également producteur de vin et de cognac. On élève des bovins et des moutons un peu partout au pays.
Les principaux secteurs industriels albanais sont les mines, la métallurgie, l'industrie pétrolière, le bois, l'énergie hydroélectrique, les matériaux de construction et le textile. L'industrie agroalimentaire occupe elle aussi une place importante (pain, pâtes, sauce tomate, huile d'olive et conserves de fruits, jus de fruits, légumes, viande et poisson). La pêche est en pleine expansion.
L'artisanat reste très vivant en Albanie. Les femmes tissent articles vestimentaires, tapis, couvertures ou coussins (en laine, en soie, en coton ou en lin). On fabrique aussi du mobilier finement sculpté ou peint (berceaux, chaises, coffres…), et des ustensiles de cuisine en cuivre (cafetières ou autres). Environ 60 % des femmes qui travaillent sont dans le secteur agricole. Les autres travaillent dans des bureaux ou des usines. Bien que plus de portes s'ouvrent maintenant aux Albanaises, celles-ci ne sont toujours pas reconnues comme tout à fait égales aux hommes dans le monde du travail. Les femmes sont très peu représentées au parlement albanais.
Depuis la fin du régime communiste, l'Albanie a tenté de transformer son économie. Les entreprises qui appartenaient autrefois à l'État ont ainsi été privatisées. Mais les retombées de ces changements ne sont pas bénéfiques pour tous les Albanais. Le chômage et la pauvreté ont augmenté. En 1996 et 1997, l'économie du pays a souffert de l'effondrement de plans d'investissement frauduleux appelés « pyramides », dans lequel de nombreuses personnes ont perdu toutes leurs économies. La guerre au Kosovo, pendant laquelle de nombreux réfugiés sont venus trouver asile en Albanie, a aussi grevé les ressources du pays. L'économie de l'Albanie demeure toujours instable.»
L'éducation
«Avant 1912, date à laquelle l’Albanie devint indépendante, l’enseignement se faisait principalement en turc, la langue de l’empire ottoman; quelques écoles gérées par des Chrétiens orthodoxes enseignaient en grec. Comme les Albanais étaient peu nombreux à parler le turc ou le grec, peu d’enfants allaient à l’école. Des écoles primaires offrant un enseignement en albanais furent fondées au tournant du siècle. Mais les Ottomans, craignant le nationalisme albanais, les fermèrent peu de temps après. Pendant la Première Guerre mondiale, les occupants français et italiens créèrent leurs propres écoles dont certaines ont continué à fonctionner après la guerre. On y appliquait des méthodes et des principes pédagogiques d’Europe occidentale.
De 1945 et 1990, les différents gouvernements firent de l’éducation une de leurs priorités. On ouvrit de nouveaux établissements et des enseignants furent formés. L’école devint obligatoire de 6 à 14 ans (niveau primaire), et gratuite jusqu’à la fin des quatre années de secondaire ; au secondaire, les élèves eurent désormais le choix entre enseignement général et enseignement technique. Le gouvernement fonda des universités et d’autres institutions post-secondaires. (Avant 1945, il n’y avait pas d’université en Albanie et les étudiants désirant poursuivre leurs études devaient aller à l’étranger.) Un programme d’éducation pour adultes fut également créé, avec six années de primaire au lieu de huit, et cinq années de secondaire (année préparatoire comprise).
Pendant le régime communiste, avant de pouvoir entrer à l’université ou dans une autre institution post-secondaire, les étudiants à temps plein qui sortaient du secondaire devaient travailler plusieurs mois dans le secteur industriel. De même, à leur sortie de l’université, les hommes devaient faire trois mois de service militaire.
En 1990, la durée de scolarité obligatoire est passée de huit à dix ans. Cette même année, la plupart des enfants en âge d’aller à l’école fréquentèrent l’école primaire, et près de 70 % des jeunes du primaire continuèrent au secondaire. En 1995, l’Albanie était dotée de huit universités (dont la plus grande est à Tirana) et de deux instituts d’études supérieures.»
La santé
«Pendant le régime communiste, les Albanais bénéficiaient d’un très bon service de santé et tous les soins médicaux étaient gratuits. Aujourd’hui, les problèmes économiques et le taux de pauvreté élevé que connaît l’Albanie font que la qualité des services s’est beaucoup détériorée: le pays manque de médecins et la plupart des soins médicaux et dentaires sont payants. Les services médicaux tendent cependant à être meilleurs dans les grandes villes que dans les zones rurales ou dans les villages de montagne.
Des années 1940 à la fin des années 1980, la santé des Albanais s’était améliorée grâce notamment à la construction d’établissements hospitaliers (hôpitaux, cliniques, centres médicaux, maternités, sanatoriums pour tuberculeux, etc.). Entre 1950 et 1970, l’espérance de vie est passée de 53 ans à 66 ans.
Le gouvernement communiste s’est aussi attaché à faire disparaître les cas de malaria ou de tuberculose. La malaria étant transmise par les moustiques, le gouvernement fit assécher les marécages. Pour lutter contre la tuberculose, maladie infectieuse des poumons, il mit sur pied des programmes de prévention et de vaccination.
Aujourd’hui, dans les régions retirées du nord du pays, la malnutrition et la mauvaise hygiène engendrent de nombreux problèmes de santé tels que le rachitisme (maladie infantile par laquelle les os se ramollissent à cause d’une carence en vitamines D), ou l’hépatite A, dont la principale source de propagation est la contamination de l’eau potable. En 1994, on a relevé de nombreux cas de choléra dans le pays.
Les Mjek Popullor, ou «médecins du peuple», pratiquent une médecine traditionnelle. Certaines pharmacies offrent aussi des remèdes traditionnels, comme les sangsues, ou shushunja, que l’on utilisera pour sucer le sang des personnes souffrant d’une migraine ou de rhumatismes, ou encore le fërnet, potion préparée dans la ville de Korça.»
Langues parlées
«L’albanais est une langue indo-européenne dérivée de la langue parlée jadis en Illyrie. Il comprend aussi de nombreux mots d’origine slave ou latine. Au fil des siècles, deux dialectes ont émergé des deux groupes culturels du pays: le tosque, parlé au sud de la rivière Shkumbi, et le guègue, parlé au nord. L’albanais est en fait un mélange des deux.
Avant 1908, les Albanais utilisaient un alphabet compliqué, composé à la fois de lettres grecques, latines et turco-arabes. En 1908, l’alphabet latin fut adopté. Les écoles durent utiliser de nouveaux manuels, écrits dans le nouvel alphabet, et les enseignants furent formés en conséquence.
Il n’est pas rare de rencontrer des Albanais d’un certain âge qui parlent aussi le russe: entre 1948 et 1961, alors que l’Albanie et la Russie étaient en très bons termes, de nombreux Russes sont venus vivre en Albanie. Dans le sud du pays, outre le tosque, on entend aussi beaucoup parler le grec: de nombreux Grecs vivent en effet dans la région. L’italien est de plus en plus populaire comme langue seconde: certains l’apprennent en regardant les programmes des chaînes italiennes.»
Religions et croyances
«L’Albanie est le seul pays européen dont la majeure partie de la population soit de religion islamique. Environ 70 % des Albanais sont musulmans, contre seulement 20 % qui sont orthodoxes et 10 % , catholiques.
Le territoire correspondant à l’Albanie d’aujourd’hui commença quelque peu à se christianiser au IIe siècle. En 732, le pape Grégoire III plaça sous l’égide du Patriarche de Constantinople l’Église albanaise, qui devint ainsi orthodoxe. En 1054, le schisme entre les Églises d’Orient et d’Occident conduisit à la partition du pays: le Sud resta rattaché à Constantinople, tandis que le Nord passa sous la dépendance de Rome.
Ce sont les Turcs qui, au XVe siècle, introduisirent l’islam en Albanie: ils réunirent de jeunes garçons qu’ils éduquèrent comme des Musulmans, leur apprirent à se battre et formèrent des troupes d’élite, les Janissary, ou «nouveaux soldats». Les Catholiques, perçus comme une menace pour le pouvoir, furent lourdement imposés. Si certains se convertirent à l’islam, beaucoup partirent à l’étranger pour ne pas devoir changer de religion; d’autres encore, les «crypto-chrétiens», prétendaient être musulmans en public pour échapper à l’impôt, mais continuaient à pratiquer la religion catholique en privé.
S’imposa alors en Albanie l’ordre islamique des Bektàchi, du nom de son fondateur Haxhi Bektàchi Veli. Cet ordre différait de l’islam traditionnel par le fait que les prières étaient moins formelles, que le port du voile n’était pas obligatoire pour les femmes, et que ses adeptes avaient le droit de boire de l’alcool et de manger du porc.
Tout Musulman doit suivre cinq pratiques religieuses qu’on appelle «les cinq piliers de l’islam » : le Tawheed, la croyance en un dieu unique et souverain et en Mohammed, son prophète; le Salat, les cinq prières quotidiennes; le Zakat, l’aumône aux pauvres; le Saum, le jeûne du mois de ramadan ; et le Hajj, le pèlerinage à La Mecque, que les Musulmans doivent essayer de faire au moins une fois dans leur vie.
En 1967, le gouvernement communiste ferma tous les lieux de culte, interdit la pratique de toute religion et déclara le pays officiellement athée. Ce n’est qu’en 1990 que mosquées et églises purent commencer à rouvrir leurs portes. Aujourd’hui, Musulmans et Chrétiens sont libres de célébrer leurs fêtes religieuses respectives. Les Albanais non-pratiquants sont toutefois nombreux.»
L'Albanie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine) |

Tirana (1988)
Photo: Frédéric de La Mure
Source: Ministère des Affaires étrangères de France, Service photographique
Reproduction autorisée par le M. A. E. |
| Histoire |
Un regard sur l'histoire
«La partie des Balkans correspondant à l'Albanie actuelle faisait jadis partie de l'Illyrie. Colonisé par les Romains au IIe siècle av. J.-C., le territoire devint province romaine; c'est de cette époque que date la Via Egnatia, principal axe commercial entre Rome et Constantinople, qui traverse encore aujourd'hui le pays du nord au sud. Au cours des siècles, le territoire fut ensuite envahi par les Slaves, les Bulgares, les Français, les Vénitiens et les Serbes; la population se christianisa.
Au XVe siècle, alors que le reste des Balkans passait progressivement sous la domination des Turcs de l'Empire ottoman, l'invasion de l'Albanie fut retardée grâce à la résistance de Gjergj Kastrioti Skanderbeg (1405-1468): en 1443, cet officier de l'armée turque d'origine albanaise déserta, et assembla une armée rebelle à Kroya, dans le nord du pays. Pendant 25 ans, il réussit, avec son armée, à empêcher les Turcs d'avancer vers le nord. Après sa mort, le pays fut annexé par la Turquie.
Sous le règne ottoman, le pays commença à s'islamiser. Au cours du XIXe siècle cependant, le nationalisme albanais prit de plus en plus d'ampleur: le pays connut ce que l'on appela Rilindja, ou «éveil national». En 1878 fut formée la Ligue albanaise de Prizren, qui revendiquait l'autonomie du pays. En 1912, l'Albanie, alors dirigée par Ismail Qemali, accéda à l'indépendance. La délimitation des frontières fut remise à une commission nommée par la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, la Russie, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie. Le Kosovo (Kosova en albanais), où vivaient de nombreux Albanais, fut rattaché à la Serbie.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'Albanie fut occupée successivement par les Grecs, les Serbes, les Français, les Italiens et les Autrichiens. Dans les années1920, Ahmed Zogu, devenu dirigeant du pays, s'autoproclama roi sous le nom de Zog 1er et régna de1928 à 1939. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le pays fut occupé par les troupes italiennes et allemandes; mais en 1944 la résistance s'organisa et, sous la direction de Enver Hoxha, les communistes s'emparèrent du pouvoir et chassèrent les occupants. La République populaire d'Albanie fut proclamée en 1946.
Tout d'abord fidèle à l'Union soviétique, le président Hoxha rompit avec l'URSS en 1960 pour former une alliance avec la Chine, alliance qui dura jusqu'en 1978. Le pays se ferma au monde extérieur: des bunkers militaires furent construits le long de toutes les frontières, et les contacts avec l'étranger furent restreints.
A la mort de Hoxha, en 1985, son successeur, Ramiz Alia, leva certaines des restrictions. En 1990, alors que d'autres pays d'Europe de l'Est abandonnaient le communisme, des milliers d'Albanais sans emploi quittèrent le pays dans l'espoir de trouver un travail dans les pays occidentaux ; des grèves et des manifestations conduisirent le gouvernement à organiser des élections : en mars 1992, l'élection au pouvoir du Parti démocratique mettait fin au régime communiste. Suivit alors une période d'instabilité politique et économique ; aux élections de 1997, le Parti socialiste fut porté au pouvoir.»
L'Albanie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine) |
| Enjeux |
«La République d'Albanie doit aujourd'hui relever un double défi : effectuer la transition d'un régime post-communiste à une démocratie axée sur une économie de marché, et s'ouvrir sur l'extérieur après 45 années d'isolement volontaire.
Les premières élections démocratiques albanaises, depuis l'effondrement du communisme en Europe de l'Est en 1989, ont eu lieu aux mois de mars et avril 1991. Ce n'est toutefois que l'année suivante, avec la victoire du Parti démocrate et l'élection du président Sali Berisha, qu'un gouvernement stable est arrivé au pouvoir. Malgré un certain nombre de réformes économiques et démocratiques sans précédent, les progrès de l'Albanie ont commencé à devenir chancelants en 1994, quand le projet de constitution appelé Loi fondamentale a été rejeté par voie référendaire. D'autres faiblesses se sont révélées lors des élections de mars 1996, remettant en question l'enracinement de la démocratie en Albanie. Au début de 1997, à la suite de l'effondrement des systèmes de placement pyramidaux dans lesquels beaucoup d'Albanais avaient investi, la perte de confiance grandissante dans le gouvernement a atteint un seuil critique. L'implosion subséquente de l'autorité gouvernementale, qui a entraîné une vague de pillage, en particulier celui des dépôts d'armes, a suscité d'importants efforts internationaux de médiation pour trouver une issue politique et permettre le déploiement d'une Force multinationale de protection de 6 000 soldats, dirigée par l'Italie, chargée de mettre un terme à l'anarchie. Afin de restaurer la légitimité du gouvernement albanais, des élections ont été organisées en juin et juillet 1997. Elles ont été remportées par le Parti socialiste. Depuis la crise de 1997, les politiques poursuivies par le gouvernement albanais, avec l'appui de la communauté internationale, ont permis un redressement sensible de la situation du pays. La Constitution albanaise a été adoptée par le Parlement le 21 octobre 1998.
Les Albanais ont manifesté à nouveau leur appui au Parti socialiste lors des élections parlementaires de juin et août 2001. Bien que des irrégularités aient causé des problèmes dans certaines régions, on a constaté une nette amélioration par rapport aux élections de 1997. Le Parti socialiste a remporté 73 des 140 sièges du Parlement et domine de nouveau la coalition au pouvoir. Divers partis de moindre envergure (Parti social-démocrate, Parti agraire, Union des droits de la personne, Alliance démocratique, indépendants) se partagent 15 des 88 sièges que totalise la coalition. L'opposition est formée de la coalition du Parti démocratique et de l'« Union pour la victoire » qui compte un total de 46 sièges. Le Parti démocrate, également dans l'opposition, détient 6 sièges.
Même si la stabilisation économique et l'imposition de la primauté du droit dans tout le pays représentent toujours un défi de taille pour le gouvernement albanais, les prévisions économiques demeurent favorables. On prévoit par exemple un taux de croissance du PIB de 6 % en 2002, imputable en grande partie aux efforts déployés par le gouvernement pour instaurer un climat économique propice aux affaires, améliorer la perception des recettes (douanes), accélérer le rythme de la privatisation et attirer les capitaux étrangers. L'aide de la Banque mondiale devrait également jouer un rôle déterminant dans la croissance économique du pays et la réduction de la pauvreté.
L'Albanie commence à jouer un rôle de partenaire régional important. Elle a entrepris diverses initiatives, dont le Groupe des Amis de l'Albanie contre le trafic des personnes, et a présidé le Processus de coopération pour l'Europe du Sud-Est (PCESE). L'intégration aux structures euro-atlantiques demeure primordiale pour son gouvernement. L'Union européenne a annoncé que les négociations relatives à l'Accord de stabilisation et d'association débuteront au printemps 2002.
Une autre priorité de la politique étrangère du gouvernement albanais est la stabilisation de la situation au Kosovo. Fidèle à ses positions modérées et constructives sur l'évolution de la situation dans la région, l'Albanie appuie la mise en œuvre de la Résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU et est favorable au développement d'une société multiethnique au Kosovo. Elle s'est également employée à répondre aux allégations selon lesquelles la place importante accordée au territoire dans la politique étrangère albanaise serait motivée par le désir de réaliser une « grande Albanie », en faisant valoir que la prospérité de la région ne réside pas dans l'établissement de nouvelles frontières géographiques, mais bien dans une intégration économique accrue.»
Albanie: profil du pays (Canada Europa, Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada; reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée) |
| Carte |

Source: CIA - The World Factbook (domaine public) |
| Attraits |
«Les Albanais sont fiers de leur riche patrimoine artistique et architectural. L’église Saint Nicolas de Voskopoje (ville de l’est du pays, autrefois la plus grande d’Albanie) abrite par exemple de magnifiques fresques du XVIIIe siècle. La cathédrale Sainte Marie de Berait, à environ 120 km au sud de Tirana, est quant à elle ornée d’icônes du plus grand artiste albanais du Moyen ge, Onufri. C’est aussi à Berait que l’on trouve les ruines de la plus vieille mosquée d’Albanie.»
L'Albanie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine)
Site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco : Butrint |
| Documentation |
«Ismail Kadare, poète, nouvelliste et romancier, est sans aucun doute l’un des écrivains albanais contemporains les plus connus. La plupart de ses ouvrages ont été traduits dans de nombreuses langues, notamment en français. Le Général de l’armée morte, le plus célèbre de ses ouvrages, fut porté à l’écran en Italie en 1982, avec Marcello Mastroianni dans le rôle principal. Dans un autre roman, Chronique de la ville de pierre, l’auteur évoque le sud de l’Albanie, où il a passé son enfance.»
L'Albanie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine) |
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Actualités: The Washington Post, dossier d'actualité: Balkans (Yahoo! France)
Médias: Albania Daily News (angl.),
Présentation générale: Country Profile (BBC News), World Factbook (CIA), Fiche documentaire (Min. des Aff. étr. et du Comm. intern., Can.), Background Notes (Département d'État américain), Albanian Home Page, Albania (European Forum for Democracy and Solidarity)
Présentation approfondie: Albania: a country study (Bibliothèque du Congrès, É.-U.)
Portails: Albania On-Line
Sites gouvernementaux:
Site de la Présidence (albanais et angl.)
Site du parlement albanais (albanais et angl.)
Conseil des ministres
Banque centrale d'Albanie (albanais et angl.)
Autres sites gouvernementaux
Politique:
Composition du gouvernement (CIA)
Articles récents du Monde diplomatique consacrés à l'Albanie
Kosovo: An Uneasy Peace (dossier de la BBC)
Droits de l'homme: Human Rights Watch, Freedom in the World, Amnistie internationale
Économie:
Fiche du pays (Banque mondiale)
L'Albanie et le Fonds monétaire international
Country Commercial Guide (U.S. Commercial Services)
Développement social:
Situation de l'enfance et de la jeunesse (Youth at the United Nations)
Statistiques de l'Unicef
Développement durable:
Country Profile (National Implementation of Agenda 21)
Situation linguistique: fiche du pays (L'aménagement linguistique dans le monde), Languages of Albania (Ethnologue)
Tourisme:
Guide: Lonely Planet
Conseils à l'intention des voyageurs: Min. des Aff. étrang., Fr.; Min. des Aff. étrang. et du Comm. intern., Can. |
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| Capitale |
| Tirana |
| Nom officiel |
| République d'Albanie (Republika e Shqiperise) |
| Nature de l'État |
| République |
| Superficie |
| 28 748 km2 |
| Population |
| 3 331 000 h. |
| Langue(s) |
| albanais |
| Taux de chômage |
| 12,9 % |
| Religion(s) |
| musulmans (70,0 %), orthodoxes albanais (7,3 %), autres orthodoxes (4, 0 %), catholiques (5,2 %), autres (13,5 %) |
| PNB |
| 2 705 000 000 $ U.S. |
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