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Colloques
Chambardement global: la réplique du monde rural

Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance.

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Dossier
Afrique
Une des cinq parties du monde, la plus étendue après l'Asie. Suspendue aux flancs de l’Ancien Monde comme un «gigantesque point d’interrogation» - selon la pittoresque formule de Weulersse - l’Afrique représente le quart de la surface des terres émergées. De tous les continents, c’est à la fois le plus massif (1 400 km2 pour 10 km de côtes, contre 300 pour l’Europe) mais surtout le plus tropical et, par conséquent, le plus chaud. S’étendant du nord au sud sur 8 000 km (de 370 21H N. à 340 51H S.), l’Afrique est le seul continent à peu près symétriquement disposé par rapport à l’équateur, qui le sépare sensiblement en deux moitiés.


Scène de la vie quotidienne au Sénégal
Image extraite du DVD Du charbon vert pour une planète bleue, avec l'autorisation de ©Pro-Natura.

Histoire
Voyage en Afrique (Gallica, Bibliothèque nationale de France): une richissime collection de documents qui permet de découvrir l'Afrique à travers les récits de voyageurs: 900 ouvrages, 30 titres de revues, 80 cartes, 20 heures d'enregistrements sonores (fonds du Musée de la parole et du geste), 6 500 photographies (fonds de la Société de géographie). L'ensemble du continent africain est pris en compte, y compris Madagascar et l'île Maurice; la période couverte: les 18e et 19e siècle (découverte européenne de l'Afrique, explorations, partage du continent et colonisation jusqu'en 1914). La plupart des documents textuels nécessitent le logiciel Acrobat Reader (format PDF).
Clio en Afrique, revue d'histoire de l'Afrique
The Story of Africa (BBC World Service)

Enjeux
«(...) L’Afrique ne va pas bien. Les médias diffusent les images de zones d’insécurité où l’État a quasiment disparu. L’aide est réduite: même la France ne consacre à l’Afrique que 0,3 % du PNB (ONU : 0,7 %).

Pourtant la situation s’est légèrement améliorée. Certaines zones connaissent la paix civile (un peu plus de la moitié du territoire). Les activités économiques vont mieux.

De l’indépendance des années 60 jusqu’aux années 90, la croissance globale du PIB africain était seulement de 3 % (correspondant à la croissance démographique). Le niveau de vie n’a pas progressé.

Un décollage s’est produit au début des années 90. Facteurs:
    - de bonnes années météorologiques,
    - une bonne évolution des cours des matières premières,
    - plusieurs années de paix,
    - la dévaluation du franc CFA (entraînant des souffrances sociales mais la relance des exportations). Les études montrent que de 1992 à 1998, le bilan était d’autant meilleur que la gouvernance était bonne (Côte d’Ivoire, Mali).
Depuis 1998:
    - la sécheresse est revenue,
    - les effets positifs de la dévaluation disparaissent,
    - plusieurs guerres affectent la moyenne,
    - du fait de la situation économique, l’effet d’entraînement des pays développés existe moins.
L’Afrique est revenue à une croissance moyenne d’environ 4 %.

Des progrès relatifs sur le plan de la gouvernance:
    - l’OUA (Organisation de l’unité africaine) a pu se transformer en UA (Union africaine);
    - problème : l’opposition manque, n’a pas de moyens. Même quand les élections se déroulent bien, les battus considèrent qu’il y a tricherie. Le Sénégal a donné au contraire un exemple très remarquable;
    - Nigéria: Malgré les problèmes religieux, le chef d’État est un vrai démocrate.
Les légers progrès démocratiques en Afrique peuvent être tout de même considérés comme importants sur 10-15 ans. Des exemples de renonciation au pouvoir en sont un signe remarquable.

Pourtant le décollage ne se fait pas. Un tiers des malades du sida se trouve en Afrique. Des zones de sous-développement cumulatif existent.

Comment peut-on provoquer le décollage de l’Afrique?

L’aide occidentale a globalement échoué. Certes si elle s’arrêtait, la plupart des pays tomberaient. Donc elle assure la survie du continent mais ne crée pas de mécanismes provoquant le développement. L’idée centrale est une "crise de l’aide". Nous nous y sommes mal pris, il faut avoir le courage de revoir beaucoup de nos concepts:

1. La géostratégie.

Les relations avec l’Afrique ont été organisées sur la base de deux systèmes:
    - quand tout va bien, un système de décision fonctionne, l’aide publique est accordée ;
    - quand il y a crise (guerre, coup d’État), la compétence de ces organes disparaît, le conseil de sécurité de l’ONU est saisi. Il n’y a plus d’argent et chaque intervention fait partie d’un budget séparé. Les acteurs du conseil de l’ONU, du conseil des ministres de l’UE ne sont pas spécialisés sur l’Afrique, n’ont pas la mémoire des échecs, les informations sur ce qui s’est fait avant (exemples : Congo Brazzaville, Comores).
Il n’y a pas de développement possible sans paix ni sécurité civile. Il s’agit donc d’une préoccupation de premier rang, d’une priorité. Par ailleurs:
    - il faudrait des budgets permanents, un état-major permanent pouvant observer la situation et intervenir très vite ;
    - il faudrait qu’un minimum de 10 % du budget de toutes les aides actuelles au développement soient consacrés à l’Afrique ;
    - le conseil de sécurité de l’ONU ne peut traiter correctement tous les dossiers (décisions trop tardives, mal instruites). Il faudrait penser à déléguer, notamment à l’UA (Unité Africaine).

2. Quel type d’État encourageons-nous?

Nous laissons s’installer un mimétisme (copie des modèles occidentaux), ce qui est une faute majeure. Rarissimes sont les pays qui peuvent s’offrir le luxe d’une administration centrale gérant tout le territoire. Il faudrait une décentralisation massive (décollage des services de proximité immédiate). Or il apparaît que nous ne souhaitons pas cette décentralisation car nous voulons manifestement garder notre influence sur un pouvoir central. Celui-ci développe l’arbitraire et la bureaucratie. L’administration africaine est pire que la nôtre.

Nous voulons imposer des normes de sécurité qui sont "luxueuses" pour les pays d’Afrique. Ils ne sont pas capables d’y répondre. Une ouverture des crèches en Afrique doit-elle avoir les mêmes normes de sécurité que les nôtres? Le sujet est ultra-sensible. Le mimétisme que l’on impose à l’Afrique est coûteux et paralysant.


3. Comment aider les pays à progresser vers la démocratie?

Il y a d’abord «le fondamental», représenté par le contenu de la déclaration universelle des droits de l’homme. Malheureusement, notre conditionnalité donne plus d’importance à un second volet: l’organisation de techniques représentatives.

Le développement a besoin de paix civile, de justice, de sécurité des personnes. Mais, on a appris (Singapour, Corée du Sud, Taiwan) que des dictatures peuvent les assurer.

En Afrique, trois pays (Madagascar, Bénin, Congo Brazzaville) n’avaient pas suivi le mouvement du multipartisme à la fin des années 80. Le Président Mitterrand a confirmé en 1990 qu’il y aurait conditionnalité: respect des règles démocratiques. Les dictateurs des trois pays cités ont alors été obligés de faire des élections et les ont perdues. Ce sont alors trouvés au pouvoir des hommes sans tradition politique, sans appui militaire (ce qui est important). La corruption s’est développée. Au Bénin, à Madagascar, l’ancien dictateur a regagné démocratiquement le pouvoir. Au Congo, le chef d’Etat s’est accroché au pouvoir. La guerre civile s’est développée et le temps de réaction de l’ONU a été trop long.

Le Sénégal est un cas unique. La présence du colonisateur a été assez dense (surtout scolarité). Le système fonctionne mais n’est pas exportable.

Au Mali, en Tanzanie, en Namibie, au Nigéria, en Mozambique, la démocratie est un régime pouvant s’installer progressivement. L’armée, la police peuvent accepter d’être dirigées par quelqu’un qu’elles n’ont pas choisi. Mais les militaires (fonction de maintien de l’ordre) sont au cœur du pouvoir à cause de la pauvreté.

Il faudrait inverser l’ordre des critères. Par exemple, nous avons demandé des élections au Rwanda, ce qui n’était pas possible si tôt. Cet exemple est extrême mais révélateur:
    - le respect des droits de l’homme, l’absence de torture, la liberté d’expression doivent être prioritaires,
    - le caractère électif est une question secondaire.
L’outil représentatif a au moins deux siècles chez nous, n’a pas eu cours en Afrique. Or, l’Afrique a connu des empires qui ont duré plusieurs siècles. Avec le colonialisme, nous avons détruit cette démocratie consensuelle en Afrique. Et notre démocratie conflictuelle n’est pas adaptée à l’Afrique.

4. Le développement lui-même

Il faut en finir avec l’étranglement de la dette. L’annulation de la dette ne suffit pas : le pays mettra du temps à retrouver du crédit.

Nous avons voté des accords selon lesquels de développement de l’Afrique passe par l’exportation sur nos marchés. Mais jamais nulle part le développement n’est parti de l’exportation. Le développement part du marché intérieur. L’exportation est vitale mais elle n’est pas le facteur déclenchant. Il faut développer des marchés intérieurs régionaux, ce que nous n’avons pas encouragé jusqu’à maintenant. La mode est au financement des routes, de l’éducation nationale, de la santé selon nos normes. Nous ne prêtons qu’à ce qui s’est déjà développé et nous ressemble. Il faut donc inverser nos concepts.

Discussion

Si l’aide n’est pas apportée nous aurons des problèmes: extension des conflits, sida, immigration. Nous avons aussi besoin de l’Afrique pour ses ressources. L’Afrique va trouver une compensation à bien des retards dans les nouvelles technologies.

L’Afrique importe pour son alimentation car les cultures de rente sont remplacées par des cultures vivrières. Cette situation est anormale. Il faut que les importations soient remplacées par le marché intérieur.

Il faudrait accepter le concept d’asymétrie en Afrique.

Comment faire décoller l’économique populaire? Nous n’y pouvons pas grand chose directement mais il ne faut pas l’interdire ni la bloquer. Beaucoup de projets sont combattus par les importateurs locaux qui font leurs profits par les importations. Il est possible pour nous de sensibiliser les pouvoirs locaux, de lever les freins. Une partie de l’économie populaire existe et vit de la récupération.

En matière de formation professionnelle, il faut:
    - ne pas déplacer les gens,
    - développer la formation en langues locales (tenir compte des problèmes d’analphabétisme et de méconnaissance de la langue française). La formation en France est dangereuse et coûteuse.
En matière de francophonie, l’action de l’organisation internationale de francophonie est nécessaire mais elle a un devoir d’autolimitation en raison d’un besoin de réconciliation interlinguistique en Afrique. Beaucoup de zones linguistiques ne communiquent pas.
Le «moins d’État» a pour conséquence :
    - de déconsidérer la puissance publique,
    - de pousser les gens vers le privé plutôt que vers le public,
    - nuit à la sécurité, la police, la justice,
    - il faudrait que les meilleurs éléments soient mieux payés.»


Xavier de Villepin, «L’Afrique se meurt, l’Afrique est morte?». Compte rendu d'une intervention de Michel Rocard lors d'un Petit-déjeuner débat organisé par Géostratégies le 7 novembre 2001 (site du Sénat de la République française)



* * *

Le NEPAD

«L'optimisme et la coopération ont caractérisé le Sommet économique de l'Afrique qui s'est tenu du 11 au 13 juin à Durban (Afrique du Sud), sous les auspices du Forum économique mondial. Des dirigeants d'entreprise, des hommes politiques et des responsables de la société civile venus de toute l'Afrique et du reste du monde ont consacré leur attention à la mise en oeuvre du plan élaboré par des Africains, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).

Conçu et mis au point par les présidents de l'Afrique du Sud, du Nigeria et du Sénégal, le NEPAD est un plan d'action politique, sociale et économique, qui est issu en partie de deux propositions antérieures, le Partenariat du millénaire pour le programme de redressement de l'Afrique (MAP) et le plan OMEGA, et qui a été adopté en novembre 2002.

Le directeur du Forum économique mondial pour l'Afrique, M. Haiko Alfeld, a déclaré lors du sommet de Durban que, alors que le monde progressait, l'Afrique disposait maintenant du cadre nécessaire, le NEPAD, pour progresser avec lui. "Il s'agit maintenant de le mettre en oeuvre. L'Afrique et les Africains ont accueilli avec enthousiasme le NEPAD, mais ils souhaitent maintenant que l'on passe aux actes. L'an dernier, les milieux d'affaires ont approuvé leur rôle au sein du NEPAD. Au cours du Sommet économique de l'Afrique de cette année, nous souhaitons concentrer notre attention sur la mise en oeuvre, passer des paroles aux actes et transformer les espérances en résultats."

Le NEPAD met l'accent sur les solutions africaines pour résoudre les problèmes africains, suivant en cela l'exemple d'autres plans de développement (...). En outre, en l'adoptant les chefs d'Etat africains se sont engagés à encourager la paix et la sécurité au moyen de la démocratie et d'une gestion économique stable.

Le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires africaines, M. Walter Kansteiner, considère que le NEPAD est différent des plans antérieurs de développement, car il comprend le principe de la bonne gouvernance que tous les Etats africains se sont engagés à appliquer. Tout dirigeant africain s'attend maintenant que ses homologues dans les autres pays africains pratiquent comme lui la bonne gouvernance.

Pour sa part, le ministre sud-africain du commerce et de l'industrie, M. Alec Erwin, estime que le NEPAD a déjà une influence. "Nous oeuvrons de concert pour établir ce partenariat, qui est le fondement de notre avenir", a-t-il dit.

Selon le Forum économique mondial, un sondage réalisé avant le sommet de Durban indique que 80 % des dirigeants d'entreprise et des responsables de la société civile qui ont été interrogés sont plus optimistes au sujet des perspectives économiques du continent que l'an dernier. Les 600 personnes interrogées qui faisaient partie des participants au sommet estiment que le NEPAD va jouer un rôle de plus en plus important dans la réussite de l'Afrique. Toutefois, les trois quart d'entre elles se déclarent insatisfaites de la façon dont le NEPAD est actuellement mis en oeuvre et souhaitent que l'on passe aux actes.

Outre la coopération au niveau des Etats, le NEPAD exige la participation des entreprises. A cet égard, le président malgache, M. Marc Ravalomanana, a indiqué que si les entreprises souhaitaient contribuer à la reconstruction du continent africain, il fallait aussi qu'elles aient l'assurance de l'attachement des Etats africains à la démocratie. "Nos partenaires des milieux d'affaires doivent coopérer avec nous pour supprimer la corruption, a-t-il dit. Ceux qui offrent des pots-de-vin sont tout autant corrompus que ceux qui les acceptent."

Quant au directeur général d'une banque kényane ("Barclays Bank of Kenya Limited"), M. Adan Mohamed, il a déclaré que le NEPAD était peu connu dans les pays d'Afrique de l'Est et qu'il y faisait l'objet d'un grand scepticisme. "Le NEPAD est l'avenir de l'Afrique, a-t-il dit. Malheureusement, l'avenir de l'Afrique est assombri par les fautes du passé. Les gens demandent en quoi ce plan sera différent."

La différence, affirment ses partisans, est le mécanisme d'examen par les pairs, qui est un élément essentiel du NEPAD. Ce mécanisme est destiné à inciter les dirigeants africains à avoir des rapports entre eux en vue d'encourager le pluralisme, la liberté d'expression et l'Etat de droit et à rendre davantage compte de leurs actes. Il est facultatif, et c'est pourquoi certains observateurs estiment que son application ne sera pas généralisée et que la corruption et le dirigisme économique ne disparaîtront pas de sitôt de l'Afrique.

Le grand but du NEPAD est d'intégrer l'Afrique dans l'économie mondiale. Parmi certaines mesures innovatrices à cet égard, figure l'initiative en faveur de l'informatique à l'école qui a été lancée lors du sommet de Durban et qui est destinée à combler le "fossé numérique" entre l'Afrique et les pays industriels grâce à l'enseignement des connaissances informatiques nécessaires pour participer à la société de l'information.

Lors du lancement de cette initiative, un de ses responsables, M. Henry Chasia, a déclaré : "Il ne fait aucun doute, à mon avis, que de tous les projets du NEPAD, l'initiative en faveur de l'informatique à l'école aura l'incidence la plus grande sur les capacités de l'Afrique à réaliser les objectifs de développement du millénaire". Elle permettra de fournir aux écoles des laboratoires de technologie de l'information et de la communication afin de donner aux élèves les connaissances nécessaires dans ce domaine essentiel.

"Avec cette initiative, nous avons la possibilité d'accélérer le comblement du fossé entre ceux qui disposent des moyens technologiques et ceux qui en sont exclus", a indiqué le directeur général de la société Hewlett-Packard Africa, M. Olivier Suinat. "Nous offrirons aux membres participants ou aux Etats membres des solutions conçues pour le marché africain et des configurations des technologies de l'information et de la communication permettant d'améliorer considérablement l'instruction en vue de soutenir la croissance économique."»

Jamie Martin, Le NEPAD et le Sommet économique de l'Afrique (Le sommet de Durban organisé sous les auspices du Forum économique mondial), 20 juin 2003
"Washington File" (Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat américain)
Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/


Sur le développement économique de l'Afrique, voir le site Africa Economic Analysis
Has the international community failed Africa?, par Thalif Deen (Dawn, 17 mai 2000)

Sur la situation des droits de l'homme dans les différents pays d'Afrique, voir:
Union interafricaine des droits de l'homme
African Human Rights Resource Center

Carte
Vue par satellite
Carte détaillée.

Attraits
« Il y a dans ce mot Afrique quelque chose de magique et de prestigieux qui n’existe pour aucune des autres parties du monde. L’Afrique a été de tous temps la terre des enchantements et des prodiges. » (Alexandre Dumas)

Afrique du Sud

Documentation
Sur la naissance de l'UA (Union africaine), voir Mwayila Tshiyembe, «Difficile gestion de l'Union africaine», Le Monde diplomatique, juillet 2002.

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Dernière mise à jour: 09/22/2006
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