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Chambardement global: la réplique du monde rural

Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance.
 
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Afghanistan
Nouveau drapeau adopté par l'administration intérimaire afghane, le 27 janvier 2002. Source: World Stastemen - http://www.geocities.com/bcahoon.geo/Afghanistan.htm"D’une superficie de 647 500 km², l’Afghanistan compte 25 millions d’habitants. Ce pays d’Asie centrale entouré au sud et à l’est par le Pakistan et la Chine, à l’ouest par l’Iran, au nord par le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, est un lieu privilégié d’affrontement entre grandes puissances régionales.

Le pays dans son ensemble présente une géographie tourmentée, un climat aux variations extrêmes. (... S)a population est essentiellement rurale, la plupart des villes ne dépassent pas les 100 000 habitants. Seul Kandahar, au nord du désert, compte 230 000 personnes et Kaboul, situé dans le massif montagneux, hébergeait avant les événements entre 800 000 et un million d’habitants. Pays de résistants farouches et de caches souterraines multiples, le peuple connaît l’art de l’esquive et de la guerre.

Les Afghans sont divisés en clans. Le pays a été successivement soumis à la domination mongole et persane, il est resté célèbre par sa résistance aux envahisseurs (...)."

Xavier de Villepin, "L'Afghanistan en ligne de mire des Américains" (juin 2001) et "Afghanistan et fondamentalisme", avril 2000 (Sénat de la République française) - reproduction autorisée par le site d'origine


Composition ethnique du pays: Pachtous (38%), Tadjik (25%), Hazara (19%), Ouzbeks (6%), autres - Aimaks, Turkmènes, Baloch et autres - (12%)
Religions: musulmans sunnites (84%), chiites (15%), autres (1%)
Langues: pachtou (35%), perse afghan (dari) (50%), langues turques (principalement ouzbek et turkmène) (11%), une trentaine de langues minoritaires (principalement le balochi et le pashai) (4%), tendance marquée au bilinguisme

Source : CIA - The World Factbook


Survol de l'économie

"L'Afghanistan est un pays rural très pauvre, mais en dépit de la médiocrité du sol, environ 90p. 100 de la population active pratique l'agriculture. Le blé, le maïs, le riz, l'orge, le coton, les fruits et légumes sont les cultures principales. Cependant, un grand nombre d'agriculteurs ont dû abandonner leurs villages et la production agricole en raison de la destruction des canaux d'irrigation et de la présence de mines. Cet exode a entraîné une baisse importante de la production agricole depuis 1979.

Le pays compte très peu d'industries. Un petit nombre d'ateliers fabriquent des produits textiles et quelques usines produisent du ciment, des allumettes et des produits alimentaires. Il y a également quelques mines de charbon, de cuivre, d'or et de sel. Le sous-sol est riche en mineraux, mais de nombreux dépôts sont inexploités. L'Afghanistan est un des plus grands producteurs au monde de lapis-lazuli, une pierre précieuse.

Quelques femmes sont enseignantes et un certain nombre d'hommes travaillent dans le commerce. Les populations nomades pratiquent l'élevage des moutons, des chèvres, des bovins, des ânes et des chevaux."

L'éducation

"L'éducation laïque en Afghanistan est un événement récent; c'est pourquoi peu de gens savent lire et écrire. Jusqu'au début du XXe siècle, seuls les garçons recevaient une éducation religieuse dispensée localement par un professeur de religion, à la mosquée. La première école officielle, Habibia, ouvrit ses portes à Kaboul, en 1903. Les enfants des familles riches recevaient une éducation laïque dispensée par des tuteurs ou étaient envoyés à l'étranger. L'éducation laïque s'est développée dans les années 1950, des écoles élémentaires ont été créées dans quelques villages et centres régionaux et des écoles secondaires, dans de nombreux centres provinciaux. D'autres écoles secondaires en internat ont été ouvertes à Kaboul.

En 1975, il y avait 3157 écoles élémentaires, 196 écoles secondaires et 20 centres de formation professionnelle, soit en tout près d'un million d'élèves. Les frais de scolarité et les manuels scolaires étaient gratuits; les étudiants inscrits à l'université et dans les écoles de formation professionnelle recevaient une allocation mensuelle. Le taux d'alphabétisation des adultes était supérieur à 20 p.100.

Suite à l'arrivée du régime communiste en 1978, une campagne d'alphabétisation visant chaque Afghan fut lancée. Cependant, cette campagne fit très vite face à une certaine résistance, surtout dans les régions rurales, non à cause de son objectif visant l'alphabétisation de la population, mais plutôt en raison de la teneur politique des cours.

Dans les camps de réfugiés du Pakistan, deux types d'écoles furent créées, des écoles privées financées par les partis politiques en exil et des écoles placées sous l'égide de la Commission des Nations unies pour les réfugiés afghans. Les écoles privées mettaient l'accent sur l'éducation religieuse en raison de leur aversion profonde envers le communisme et l'athéisme, considérés comme la cause de la chute du gouvernement, en 1978. La Commission établit des écoles allant du niveau primaire au niveau élémentaire ainsi qu'une école secondaire. Cependant, elles n'ont rejoint qu'un faible nombre d'enfants réfugiés.

Sous le régime taliban, seules quelques écoles religieuses ont été réouvertes dans les régions rurales. L'université de Kaboul demeure fermée, cependant, quelques écoles de garçons ont été ouvertes."


La santé publique

"Les rares centres hospitaliers modernes se trouvent à Kaboul et dans les villes importantes. En 1978, il y avait 58 hôpitaux et 107centres de premiers soins, desservis par moins de 1100médecins. Depuis, les services de santé se sont détériorés et la malnutrition s'est généralisée en raison de la guerre.

Grâce à l'aide étrangère, quelques unités chirurgicales des hôpitaux de Kaboul et de certaines villes de province ont été rétablies et des centres spécialisés dans le traitement des victimes de mines ont été créés. Des professionnels de la santé bénévoles travaillent dans les régions rurales et la Croix-Rouge internationale opère des ateliers de fabrication de membres artificiels pour les amputés. Toutefois, la santé de la population de Kaboul demeure précaire.

De nombreux maux sont traités à l'aide de plantes médicinales et de pistache. On demande aux mollahs (érudits en théologie islamique) de prier pour la guérison de maladies courantes et on fait appel aux saints pour intercéder dans les cas plus sérieux et ceux de possession par les esprits."

L'Afghanistan (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada, 1998) (reproduction autorisée par le site d'origine)


Voir aussi: Brève description du pays

Le climat en Afghanistan: magnifique exposé interactif de USA Today


Le stade Ghazi, lieu d'exécutions sommaires durant le règne des Talibans, est redevenu le royaume du sport.
Crédit: U. S. Department of State / International Information Programs - John Wicart

On peut visiter l'émouvante galerie du photographe d'origine afghane Zalmaï Ahad consacrée aux conséquences de la guerre en Afghanistan

Série de photos prises par Luke Powell

Histoire
Regards sur le passé

"Le rôle joué par l'Afghanistan dans l'évolution de la civilisation a été important dès son origine. L'historien britannique Arnold Toynbee décrit l'Afghanistan comme l'un des deux principaux carrefours de diffusion culturelle de la Préhistoire jusqu'à la Renaissance. Cependant, l'Afghanistan que nous connaissons aujourd'hui a été, depuis l'Antiquité, constamment victime d'invasions et de conquêtes:

328 av. J.-C. - Alexandre le Grand envahit l'Afghanistan, puis une partie de l'Empire perse. Son règne est suivi par la domination des Scythes, des Huns blancs et des Turcs.
642 ap. J.-C. - Les Arabes font la conquête de l'Afghanistan et y imposent l'islam. Les Perses remplacent rapidement les Arabes et contrôlent la région jusqu'en 998 apr. J.-C.
1219 - Invasion mongole sous Gengis Khãn.
1747 - Des tribus afghanes s'unissent pour former un royaume indépendant sous Ahmad Shah Durrani.
1819 - La guerre civile éclate et dure jusqu'en 1835. La Grande-Bretagne et la Russie se disputent le contrôle de l'Afghanistan pendant près de 100 ans.
1919 - À la fin de la troisième guerre entre les Britanniques et les Afghans, l'Afghanistan devient totalement indépendant.
1973 - Mohammed Daoud Khan, de la famille Durrani, déclare la république en Afghanistan.
1978 - Un coup d'état marxiste entraîne la chute de la confédération tribale Pushton de Durrani, qui régnait depuis plusieurs siècles et installe le Parti démocratique du peuple au pouvoir.
1979-1989 - Les Soviétiques occupent l'Afghanistan mais se heurtent à la résistance populaire.
1992 - L'occupation de Kaboul par les moudjahidine (guerriers islamistes) entraîne la démission forcée du président Najbullah.
1996 - En septembre, les talibans (musulmans fondamentalistes) occupent Kaboul, renforçant ainsi leur contrôle sur plus des deux tiers du pays."

L'Afghanistan (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada, 1998) (reproduction autorisée par le site d'origine)


Afghanistan, une histoire millénaire: Du 1er mars au 27 mai 2002 au Musée des Arts asiatiques-Guimet, Paris

Bref historique du pays
L'empire Parthe (Parthia.com)
Histoire de l'Afghanistan jusqu'en 1973 (angl.)
Album photo de l'histoire de l'Afghanistan (1747-1992)
Portraits des dirigeants afghans depuis 1700
La première guerre anglo-afghane (1839-1842)
Rhea Talley Stewart, Fire in Afghanistan 1914-1929: The First Opening to the West Undone by Tribal Ferocity Years Before the Taliban, Authors Guild Backprint.com
Edition, 1973, 2000. Vous pouvez en faire la lecture en ligne sur le site iUniverse.com
The September 11th Sourcebooks. Volume IV: The Once and Future King? From the Secret Files on King's Zahir Reign in Afghanistan, 1970-1973. National Security Archive Electronic Briefing Book No. 58. Éditeur: William Burr, 26 octobre 2001 (ensemble de documents en format PDF)

Hassan Kakar, Afghanistan. The Soviet Invasion and the Afghan Response, 1979-1982, University of California Press, 1995; on peut lire en ligne cet ouvrage
Archives soviétiques relatives à l'Afghanistan (1974-1992). Nombreux documents tirés des archives du gouvernement de l'URSS en format PDF - Acrobat Reader (site Soviet Archives de V. Bukovky)
Guerre contre les Soviétiques (1979-1989) (Human Rights Watch)
The September 11th Sourcebooks. Volume II: Afghanistan: Lessons from the Last War. National Security Archive Electronic Briefing Book No. 57. Éditeurs: John Prados et Svetlana Savranskaya. 9 octobre 2001 (ensemble de documents en format PDF)
Histoire militaire: Afghanistan - Intervention soviétique (1979-1989) (Guide de guerre, paix et sécurité, Centre d'information spécialisée, Collège des forces canadiennes)
Site de Vladimir Grigoriev consacré à la guerre soviéto-afghane (1979-1989)

Enjeux
Situation politique du pays depuis la chute des Talibans

Le 27 septembre 1996, le gouvernement de l'État islamique d'Afghanistan de Burhanuddin Rabbani fut défait militairement par le mouvement islamique des talibans - aidé du Pakistan -, qui instaura un Émirat islamique d'Aghanistan. Les combats entre les talibans et les forces de l'opposition se poursuivirent toutefois en plusieurs régions du pays.

Si les talibans se présentaient comme le gouvernement légitime du pays, les Nations Unies et la presque totalité des pays du monde reconnurent toujours le gouvernement de Rabbani. Avant les attentats du 11 septembre 2001, seuls l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Pakistan tenaient pour légitime le gouvernement taliban. Après cette date, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec celui-ci. L'Organisation de la Conférence islamique avait quant à elle décider de laisser vacant le siège du pays jusqu'à ce que soit réglée la question de la légitimité.

Avant les frappes alliées du 7 octobre 2001, les talibans contrôlaient la capitale Kaboul et près de 90% du pays. L'Alliance du nord, le principal mouvement d'opposition, tenaient pour sa part les régions septentrionales du pays. Des discussions ont eu lieu au cours des mois de septembre et d'octobre 2001 entre les diverses factions de l'opposition et les puissances alliées afin de préparer l'ère «post-taliban». Le retour de l'ancien roi Mohammed Zaher Shah, qui vit en exil depuis 1973 et jouit d'une popularité certaine dans la population, avait été évoqué.

Les bombardements intensifs de l'armée de l'air américaine ayant considérablement affaibli les défenses des Talibans, l'Alliance du Nord a été à même de lancer, début novembre, une vaste offensive en plusieurs points du territoire afghan. La prise de la principale ville du nord du pays, Mazar-i-Sharif, le 10 novembre, fut un tournant décisif, qui inaugurait un repli général des Talibans sur l'ensemble des fronts. Après avoir fait la conquête de la presque totalité du nord du pays, les forces de l'opposition sont entrées dans Kaboul le mardi 13 novembre, chassant les Talibans après cinq années de mainmise sur la capitale. Au 15 novembre, ceux-ci ne tenaient plus qu'à peine 20% du territoire afghan, autour de Kandahar, leur capitale politique, qui se vit à son tour menacée. La chute du régime taliban eut lieu dans les jours qui suivirent.

Sources : CIA - The World Factbook 2001; Yahoo! France.


L'Accord de Bonn

"La chute du régime taliban en Afghanistan est l'occasion de mettre fin aux décennies de conflit civil dont a été victime la population afghane. Sous l'égide des Nations Unies, des représentants de plusieurs groupes afghans se sont réunis à Bonn, en Allemagne, à la fin de novembre 2001. Cette rencontre a abouti à l'Accord de Bonn, conclu le 5 décembre 2001. L'Accord prévoit un cadre de gouvernance dont la première étape est l'installation d'une administration intérimaire, et la dernière, la tenue d'élections nationales démocratiques en 2004. L'administration intérimaire afghane, constituée de 30 membres, s'est réunie à Kaboul le 22 décembre 2001. Présidée par un membre du groupe ethnique pachtoune, M. Hamid Karzai, l'administration comprend également des représentants des groupes ethniques tadjik, ouzbek et hazara.

L'administration intérimaire gouvernera jusqu'en juin 2002, lorsqu'une Loya Jirga (conseil des dirigeants de la communauté) d'urgence choisira une autorité provisoire. Selon l'Accord de Bonn, l'autorité provisoire ne dirigera pas plus de deux ans avant de confier le pouvoir à un gouvernement élu démocratiquement (c'est-à-dire d'ici juin 2004). Une commission indépendante a été convoquée le 25 janvier 2002 pour former la Loya Jirga. Une commission constitutionnelle sera également convoquée dans les deux mois qui viennent.

L'inauguration de l'administration intérimaire afghane est un premier pas encourageant et important. L'établissement d'une administration largement représentative et stable est essentiel pour que le pays ne serve plus de base à des activités terroristes, et que les Afghans puissent reconstruire leurs maisons et retrouver des moyens de subsistance.

La conférence de Tokyo

(... U)ne soixantaine de pays, 17 organisations non gouvernementales et l'administration intérimaire ont assisté à une conférence sur la reconstruction afghane, qui a eu lieu à Tokyo, les 21 et 22 janvier 2002. Une évaluation des besoins, effectuée par la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque asiatique de développement, estime que le coût de la reconstruction pourrait s'élever à 12,2 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Les donateurs rassemblés ont promis d'engager ensemble 4,5 milliards de dollars américains, dont 1,8 milliard pour 2002."

Information sur le pays/marché: Afghanistan (Asie-Pacifique - © Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada, 2001. Tous droits réservés) - Reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée


La Force internationale de maintien de la paix en Afghanistan (ISAF)

Dix-huit pays contribuent à la la Force internationale d’aide à la sécurité et au maintien de la paix (ISAF) en Afghanistan, créée le 20 décembre 2001 par le Conseil de sécurité des Nations Unies (résolution no 1386): Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Grande-Bretagne, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Suède et Turquie. Placée sous l’autorité de la Grande-Bretagne, elle regroupe 4500 hommes venant initialement de ce pays ainsi que d’Allemagne, de France et des Pays-Bas. En février, un premier pays musulman, la Turquie, s’est joint à la mission de paix, avec un contingent de 267 soldats. Il est envisagé que la Turquie prenne bientôt la tête de la mission.

Des pays, comme le Canada, la Jordanie, la Malaisie et l’Argentine, ont également offert d’envoyer des troupes dans le cadre de cette mission. Le commandement britannique a décidé que celles-ci ne correspondaient pas aux besoins actuels de l’ISAF.

L’ISAF, qui œuvre en liaison étroite avec les Nations Unies et le gouvernement intérimaire afghan, a trois missions princiales: 1) appuyer le gouvernement afghan dans la remise sur pied d’infrastructures de sécurité nationale; 2) aider à la reconstruction du pays; 3) fournir une assistance dans la mise sur pied et la formation des futures forces afghanes de sécurité. La mission de l’ISAF est pour l’instant limitée à Kaboul et à ses environs. Certaines voix, en Afghanistan, expriment le souhait que la force internationale soit déployée en d’autres endroits du pays. Les Américains, qui poursuivent leurs opérations militaires en plusieurs points du territoires, s’y opposent. Le mandat actuel de l’ISAF se termine en juin. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, souhaiteraiennt sa prolongation jusqu’à la fin de l’année.


Opérations militaires contre les poches de résistance des Talibans et du réseau al-Qaïda (début 2002)

Les opérations des forces américaines et de leurs alliés se poursuivent. Le Canada a déployé à la mi-février 750 militaires en appui aux militaires américains installés dans la région de Kandahar. La Grande-Bretagne a également annoncé en mars qu'elle déploierait prochainement un bataillon d'infanterie de 1 700 hommes, qui sera intégré aux forces américaines.

L'opération Anaconda, lancée le 2 mars par la coalition internationale et ses alliés afghans contre une poche de résistance du réseau al-Qaïda et des talibans dans l’Est de l’Afghanistan (province de Paktia), a eu pour résultat, quelques jours plus tard, l’écrasement de celle-ci et la capture de nombreuses caches et grottes. À la mi-mars, près de 500 militaires, principalement canadiens et placés sous commandement canadien, ont lancé l’opération Harpon, qui a pour objectif la fouiller systématique des cavernes des montagnes d'Arma, dans l'est de l'Afghanistan, après la prise de cette région par les troupes alliées de l'opération Anaconda.


* * *


Rappel: l'Afghanistan sous la férule des Talibans


"En décembre 1979, l’Afghanistan était envahie par l’Armée rouge et devenait un des points chauds de la géopolitique internationale. Malgré le départ des troupes d’occupation soviétiques en 1989, le pays est resté en situation de guerre, l’affrontement des anciens chefs résistants anéantissant tout espoir de redressement du pays. Les différentes factions afghanes, en se battant pour le pouvoir, n’ont réussi qu’à faire intervenir un acteur supplémentaire: les Talibans.

L’Afghanistan des Talibans

Qui sont les Talibans? Ces «étudiants en religion» sont apparus sur la scène afghane au mois d’août 1994. Les combats qui opposaient alors les chefs de l’ancienne résistance reflétaient la diversité politique et ethnique du pays (Pachtous, Ouzbeks, Hazaras chiites, Tadjiks...). Originaires du sud du pays, majoritairement pachtous, les Talibans ont été formés dans des «madrasas» (écoles religieuses mais aussi bases d’entraînement militaire) installées de part et d’autre de la frontière avec le Pakistan. Ils se lancèrent à la conquête du pays, avec pour objectifs sa pacification et la moralisation de ses habitants.

S’emparant tout d’abord de l’ensemble des zones occupées par l’ethnie pachtoue - environ la moitié du pays - les Talibans sont parvenus à se rendre maîtres des principaux fiefs de leurs opposants (notamment Kaboul en septembre 1996). Le vrai dirigeant du pays est depuis lors le chef charismatique du mouvement, mollah Omar. Ainsi, en cinq ans, les Talibans ont conquis 85 % du territoire. Seul le commandant Massoud (note de l'encyclopédie: mort en septembre 2001 à la suite d'un attentat suicide ), ex-ministre de la défense, tadjik, retranché au nord dans son bastion du Panschir, résiste encore à la poussée taleb.

Il faut souligner que les conflits identitaires internes à l’Afghanistan s’intègrent dans un contexte régional qui échappe largement aux acteurs afghans. Seuls trois Etats reconnaissent le gouvernement taleb: le Pakistan, qui en fut dès le début le principal soutien, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ravis qu’un radicalisme sunnite vienne contrecarrer l’influence du radicalisme chiite de leur encombrant voisin iranien. La Russie, les Républiques d’Asie centrale, l’Inde, l’Iran soutiennent l’Alliance du nord.

Le Pakistan est directement impliqué dans le conflit afghan. S’il est hasardeux d’affirmer que les Pakistanais ont créé le mouvement taleb, il est évident qu’ils s’y sont très vite intéressés, formant aux armes les Talibans. Islamabad souhaite que l’unification de l’Afghanistan se fasse sous l’égide d’un régime pachtou et fondamentaliste qui lui soit proche, afin de s’aménager, à l’ouest, un espace de sécurité face à l’Inde. Le bénéfice économique d’une telle alliance est également important, le Pakistan pouvant disposer d’un corridor vers l’Asie centrale (en particulier pour importer le gaz du Turkménistan).

Même s’ils s’en défendent, les Etats-Unis semblent avoir également apporté leur appui, voyant dans la montée des Talibans un obstacle à l’influence iranienne. Ils prennent aujourd’hui leurs distances, comme le montrent les frappes militaires de 1998 sur le territoire afghan, en représailles des attentats contre les ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie. Le commanditaire de ces attentats, Oussama Ben Laden, est réfugié auprès des Talibans depuis 1996. Aujourd’hui, le terrorisme majeur est celui de l’islamisme militant, avec pour carrefour et sanctuaire l’Afghanistan.


Évolutions de l’islamisme

1) Le fondamentalisme des Talibans

Les Talibans veillent à l’application rigide des principes de l’Islam, malgré la résistance de la haute société afghane (surtout à Kaboul) et l’hostilité quasi unanime de la communauté internationale. L’adhésion à une interprétation archaïque du Coran ne concerne pas uniquement les règles de dévotion (prière, jeûne, pèlerinage...) mais aussi tous les aspects de la vie en société et du comportement personnel. La liste des interdictions imposée par les Talibans est surréaliste dans sa diversité et nie totalement les droits les plus élémentaires de l’être humain: sont interdits la musique, la peinture, les oiseaux en cage, les ordinateurs, les barbes taillées... mais aussi les fêtes traditionnelles, le cinéma, la photo et la pratique de presque tous les sports... Les femmes subissent de plein fouet un régime de ségrégation issu du puritanisme traditionnel des tribus pachtoues. Elles sont privées d’éducation, du droit de voter, de sortir seules, de recevoir certains soins, et sont contraintes de porter le «tchadri» (voile intégral avec un grillage devant les yeux). De plus, le droit au travail leur étant refusé, cette terrible régression cause l’effondrement de l’administration (qui comptait 70% de femmes).

L’absence d’un état de droit favorise le développement d’activités illicites, telles le trafic d’armes et, plus encore, la production de drogue, qui a doublé au cours de l’an dernier. L’Afghanistan occupe la première place mondiale des producteurs d’opium; 80% de l’héroïne circulant dans l’espace Schengen en provient.

L’Afghanistan est également un foyer du terrorisme international (existence de camps d’entraînement, soutien aux conflits locaux, tels le Tadjikistan, le Cachemire, ou le Haut Karabakh, la Tchétchénie, le Daguestan). Cette situation, très grave, illustre la montée d’un radicalisme sunnite, conservateur et supranational, dans son recrutement comme dans son idéologie. Selon Olivier Roy, directeur de recherches au CNRS, ce fondamentalisme, aujourd’hui élément le plus radical du monde musulman, «marque plutôt une crise de l’islam politique qu’une avancée et masque les évolutions plus profondes et plus significatives des grands mouvements islamistes».

2) L’islamisme, déclin ou mutation?

Les mouvements radicaux subsistent, la situation en Afghanistan en est le témoignage le plus frappant. Mais parallèlement, il se produit un phénomène nouveau: comme le souligne Gilles Kepel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, dans un article publié dans Le Monde des débats, «on observe une scission entre les groupes les plus radicaux - dont les talibans sont l’exemple - et une mouvance islamiste qui se réfère à la démocratie, comme les Frères musulmans de Jordanie ou la Mohammadya d’Indonésie». En Turquie, en Iran, de nouvelles équipes arrivant au pouvoir tenteraient d’ouvrir des voies plus modernes et pragmatiques, dans une logique de «post-islamisme».

Plutôt que de «post-islamisme», il est sans doute plus juste d’évoquer une évolution de l’Islam. En ce qui concerne l’Iran, Fariba Adelkhah, chargée de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, parle de «second souffle» de la République islamique et relève avec justesse la dynamique du changement social dans ce pays. Le monde occidental s’interroge sur la capacité de l’Islam à inventer une modernité qui soit compatible avec la démocratie, le capitalisme et la marche ordinaire du système international.

Conclusion

La prise de conscience d’une évolution moderniste de l’Islam ne doit pas faire oublier l’existence d’un dangereux fondamentalisme musulman. Qu’en restera-t-il dans quelques dizaines d’années? Quel est le devenir de l’Afghanistan ? Il est trop tôt pour pouvoir répondre à ces questions.

Dans les provinces du nord, le commandant Massoud doit faire face à d’importantes divisions internes. Mais dans le même temps, on assiste aujourd’hui à l’émergence de lignes politiques divergentes au sein du mouvement des Talibans. Le rejet populaire se fait sentir même dans les régions pachtoues, où les tribus se réarment. Incapables de régler les problèmes de leur propre pays, les Talibans risquent de se tourner vers l’extérieur dans une recherche éperdue de légitimité, et de se poser de plus en plus en plaque tournante d’une internationale islamiste financée par la drogue."

source: Xavier de Villepin, Afghanistan et fondamentalisme, avril 2000 (Sénat de la République française) - reproduction autorisée par le site d'origine

Carte

CIA - The World Factbook (domaine public)

On trouve un très grand nombre de cartes du pays sur le site de la Perry-Castañeda Library Map Collection de l'University of Texas at Austin (É.-U.)

L'Afghanistan par les cartes (TF1 Nouvelles)
Carte détaillée (Quid)
Carte des ressources naturelles du pays (U.S. Geological Survey)
Carte des routes et des aéroports du pays

Attraits
Site allemand présentant des photographies des trésors artistiques et archéologiques d'Afghanistan. Prises par Volker Thewalt, entre 1969 et 1974

Documentation
Mike Barry, Le Royaume de l'insolence: la résistance afghane, du Grand Moghol à l'invasion soviétique, Flammarion, 1984.
Assem Akram,
Histoire de la guerre d'Afghanistan, Balland, 1996.
Gilles Dorronsoro,
La Révolution afghane, des communistes aux taliban, thèse de sciences politiques, Ecole des hautes études en sciences sociales, 1996.
Ahmed Rashid, Taliban: Militant Islam, Oil and Fundamentalism in Central Asia, New Haven, Yale University Press, 2000

Gilles Dorronsoro, Les Ulema afghans au XXe siècle: bureaucratisation, contestation et genèse d’un État clérical, Archives de sciences sociales des religions, 46e année, no 115, juillet-septembre 2001
Larry P. Goodson, Afghanistan's Endless WarState Failure, Regional Politics, and the Rise of the Taliban, University of British Colombia Press, 2001. On peut en lire le premier chapitre en format PDF
Barnett Rubin, The Political Economy of War and Peace in Afghanistan (Afghanistan Resources, Eurasianet.org)
Afghanistan. Crisis of Impunity. The Role of Pakistan, Russia, and Iran in Fueling the Civil War, Human Rights Watch Reports, vol. 13, no 3, juillet 2001
Olivier Roy, Rivalités ethniques et religieuses, jeu des puissances en Afghanistan. Avec les talibans, la charia plus le gazoduc, Le Monde diplomatique, novembre 1996
Ahmed Rashid, Les talibans au coeur de la déstabilisation régionale, Le Monde diplomatique, novembre 1999
Stéphane Allix, De la résistance à la prise de Kaboul, l'histoire secrète des talibans, Le Monde diplomatique, janvier 1997
Afghanistan: un pays miné et «implosé», bulletin Le maintien de la paix (Institut québécois des hautes études internationales), no 27, mars 1997.
Gilles Dorronsoro, Désordre et légitimité du politique en Afghanistan, Cultures et conflits, "Survivre: Réflexion sur l'action en situation de chaos", no 24-25, hiver-printemps 1996-97
Jamal Hasan, Afghanistan Crisis and Relevant Geopolitical Realities (Institute for the Secularisation of Islamic Society). Texte écrit en 1989 qui présente toutefois un point de vue pertinent pour la compréhension des événements actuels
Deux articles sur le problème grave des "enfants-soldats" en Afghanistan: Special Briefing: Child Soldiers and the West Asian Crisis, Coalition to Stop the Use of Child Soldiers, septembre 2001Rachel Stohl, Children on the Front Line: Child Soldiers in Afghanistan, "Terrorism Project", Center for Defense Information, 15 octobre 2001
Spôjmaï Zariâb: La littérature contre le cauchemar afghan. Entretien. Propos recueillis par Yasmina Sopova (Le Courrier de l’UNESCO, mars 2001).
Élisabeth Drévillon, Femmes fantômes de Kaboul, Le Courrier de l'Unesco, octobre 1998.
Zohra Rasekh, Heidi M. Bauer, M. Michele Manos et Vincent Iacopino,Women's Health and Human Rights in Afghanistan, Journal of the American Medical Association, vol. 280, 5 août 1998, p. 449-455 (Women's Health Information Center)
Alain Boinet, En remontant la vallée de Jalrez, Le Courrier de l'Unesco, février 2001.
Michael Barry, Patrimoine afghan: la solution de l'exil?, Le Courrier de l'Unesco, avril 2001
Nancy Hatch Dupree, Museum Under Siege, Archaeology, 20 avril 1998

Rapport de Bernard-Henri Lévy sur l'Afghanistan (accès à l'intégralité du rapport remis le mercredi 3 avril 2002 par Bernard-Henri Lévy à Jacques Chirac et Lionel Jospin - "Rapport au président de la République et au premier ministre sur la participation de la France à la reconstruction de l'Afghanistan")

Document sonore: Le faucon afghan: Voyage au pays des Talibans, par Oliver Wéber (Éditions Robert Laffont). Vous pouvez écouter en Real Audio une entrevue avec l'auteur (émission Dimanche Magazine, Radio-Canada, 21 octobre 2001): «L'aventure des taliban commence (officiellement) par un songe ; une nuit 1992, le mollah Omar est visité par le Prophète en personne, qui lui demande de débarrasser le pays de tous les mauvais musulmans y compris des nombreuses factions rivales de la résistance (pachtous, tadjiks, fondamentalistes pro-wahabbites, pro-chiites, pro-communistes, etc.) qui s'entredéchirent depuis le départ des Soviétiques en février 1989. Les taliban se lancent alors dans la conquête de l'Afghanistan au nom de Dieu. C'est le vrai visage de ce monde, avec ses nuances et ses subtilités souvent incompréhensibles et sa terrible violence qu'olivier Weber nous livre. Pour y être autorisé, il déclare aux autorités afghanes qu'il veut sillonner le pays à la recherche de faucons. Le faucon est le symbole de l'âme exilée dans notre monde, dit un conte afghan. D'où le titre de son témoignage.»
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Raccourcis intéressants
Nouvelles récentes:
Dossier d'actualité (Yahoo! France); voir aussi le dossier du site principal Yahoo!
The Washington Post
Le point sur l'Afghanistan (dossier du Département d'État américain)
Les opérations militaires en Afghanistan (site du Premier ministre français)
Situation en Afghanistan (Min. des Aff. étrang., Fr.)
Actualités d'Afgha.net (dépêches)
Afghan News Network (dépêches)
Afghanistan Online (nouvelles)
Eurasianet.org (dépêches)
Afghan Media Monitor (traduction de nouvelles émanant d'organes de presse afghans indépendants ou proches des Taliban - comme la Afghan Islamic Press; sur le site Out There News) - cette page n'est plus mise à jour depuis janvier 2002
Afghan Info Center
Sabawoom News Network
Afghan News Channel
Dossier de l'émission Online NewsHour (PBS Online)
Présentation interactive de la guerre (Washington Post)
Dossier étoffé du Guardian (R.-U.)
Présentation générale du pays: Quid, Country Profiles (BBC News), CIA - The World Factbook, Eurasianet
Présentation approfondie du pays: Country Study - Library of Congress
Situation politique et institutions:
Composition du gouvernement (CIA)
Informations générales (Afghanistan Online)
Situation politique en Afghanistan (Elections around the World)
Liste des chefs de gouvernement dans l'histoire récente du pays (Political Leaders); autre liste (World Statesmen)
Le droit afghan (Jurist)
Liens relatifs au droit en Afghanistan (Law Library of Congress)
Drapeaux et emblèmes officiels (Flags of the World)
Historique du drapeau afghan (World Statemen)
Articles sur l'Afghanistan dans les numéros récents du Monde diplomatique
Sites gouvernementaux:
Ambassades d'Afghanistan dans le monde
Ambassade d'Afghanistan à Paris, Fr.
Ambassade d'Afghanistan à Washington, É.-U.
Consulat d'Afghanistan à Canberra, Australie (angl.)
Forces politiques du pays:
Alliance du Nord et mouvements apparentés:
Le Front uni islamique et national pour le salut de l'Afghanistan: création et composition
Hezb-e-Islami Afghanistan (parti de Gulbadin Hikmatyar)
Mouvement national islamique d'Afghanistan (général Abdul Rashid Dostum)
Hizb-e Wahdat Islami Afghanistan (site officiel de ce parti représentant les Hazaras)
Collectif liberté Afghanistan (Paris)
Afgha.net: résistance afghane
Afgha.com
Dossier Massoud de l'Encyclopédie de L'Agora
Site indépendant consacré à Massoud
Interview du commandant Massoud
Qu'a-t-on fait des héritiers de Massoud? (Léonard Vincent, TF1 Nouvelles, 25 octobre 2001)
L'Alliance du Nord (dossier du Afghan Info Center, angl.)
Les Talibans:
L'Afghanistan et les Talibans
Talibans: les Barbares de Dieu (dossier du Nouvel observateur, 12 avril 2001)
Les Talibans
The Taliban Phenomenon (Institute for Afghan Studies)
The Taliban. A Short History (Military.com)
Page consacrée aux Talibans (Online Center for Afghan Studies)
Les seize «commandement» des Talibans
Les soutiens des Talibans à Washington (schéma, Intelligence Online)
Autres formations politiques:
Parti Mellat afghan (Nation afghane)
Association révolutionnaire des femmes afghanes
Parti socialiste nationaliste afghan
Organisation de libération de l'Afghanistan
Autres liens relatifs à la politique (Political Resources on the Internet)
Médias:
Un passionnant dossier sur la guerre de propagande en Afghanistan (Clandestine Radio.com); voir également, sur le même site, une présentation de la situation des médias et une page sur les radio et les télés du pays
Faizabad TV: Symbol of Resistance (sur une station de télé opposée aux Talibans)
Sur Internet: Radio Afghanistan (NazMedia)
Azadi Afghan Radio (diffusée aux États-Unis)
Site de Al-Jazeera, chaîne d'information télévisée du Qatar, qui est seule à avoir eu accès aux territoires contrôlés par les Talibans (en arabe)
Omaid Weekly (section anglophone d'un périodique afghan publié aux États-Unis; on dit qu'il s'agit du journal afghan «le plus diffusé au monde»)
Payam-e-Mujahid: publication hebdomadaire dont on dit qu'elle est éditée en Afghanistan (mujahiddins)
Portails et sites généralistes:
Afghanistan (Portals of the World, Bibliothèque du Congrès, É.-U.; site académique)
Afghanistan Online
Arianae: Afghan Web Portal
Sabawoon Online: portail culturel, social et politique (en angl.)
Afghanistan's Web Site
Watan Afghanistan
Situation économique et financière: Profil économique (Virgin.net)
Présentation générale (Afghanistan Online)
Riche dossier de la Banque mondiale. On peut notamment y lire un aperçu de la situation économique du pays (format PDF)
Fiche du Fonds monétaire international
Énergie:
Profil énergétique du pays (Energy Information Administration, É.-U.)
Ressources énergétiques de l'Afghanistan (Country Analysis Brief, Energy Information Administration, É.-U.)
Développement social: statistiques de l'UNICEF
Statistiques de la Banque mondiale
Situation des enfants et des jeunes (Nations Unies)
Aide humanitaire. La situation des réfugiés (depuis l'automne 2001): Actualités (ReliefWeb); dernières nouvelles (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés; en angl.); voir aussi le Comité international de la Croix-Rouge (autres informations disponibles sur le site de langue anglaise), Assistance Afghanistan Site, Médecins sans frontières, Afghan Relief, Refugees International, Refugee Council, Danish Refugee Council, U.S. Committee for Refugees, carte (Relief Web)
Crise humanitaire en Afghanistan (ONU); voir aussi le site de l'Unicef
Dossier de l'Organisation mondiale de la santé
Humanitarian Crisis in Afghanistan (U. S. Agency for International Development)
Afghan Refugees in Jalozai Camp (Peshawar, Pakistan). A Photo Documentary. Juillet 2001 (site américain de Médecins sans frontières)
Katachel: organisme allemand d'aide humanitaire
Co-operation Center for Afghanistan
The Children of War
Help the Afghan Children
Aide technique: OFARIN (Organisation zur Förderung Afghanischer Regionaler Initiativen und Nachbarschaftshilfen - (Organisme pour la promotion des initiatives régionales et des réseaux en Afghanistan - Allemagne)
Droits de l'homme: Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Freedom in the World, Amnistie Internationale, Human Rights Watch, Bureau of Democracy, Human Rights and Labor (gouvernement des États-Unis)
Women's Alliance for Peace and Human Rights in Afghanistan
Campagne visant à faire cesser l'apartheid des sexes (Feminist Majority Foundation)
Shuhada Organization
Covering the New War (Committee to Protect Journalists)
Organismes d'études et de recherche:
Centre de recherche et d'études documentaires sur l'Afghanistan (France)
Center for Afghanistan Studies (University of Nebraska at Omaha, É.-U.)
Online Center for Afghan Studies: une riche documentation pour comprendre les enjeux actuels en Afghanistan
Arbeitsgemeinschaft Afghanistan (groupe de recherche sur l'Afghanistan): association basée en Allemagne (nombreux textes dans cette langue et en anglais)
Afghan German Online (site d'information de langue allemande créé par des réfugiés afghans vivant en Allemagne)
Institute for Afghan Studies
U.S. Public Affairs Program for Afghanistan
Williams Afghan Media Project
Ethnies et langues:
Langues présentes en Afghanistan (Ethonologue: Languages of the World)
Autre page sur les langues - avec cartes (Afghan Community in Australasia)
Autre site consacré aux langues - avec description de certains alphabets (Afghanistan Online)
Histoire de la langue pachtoune
La langue dari (Arianae)
Site consacré à la région du Nuristân (aspects linguistiques et ethnographiques). Réalisé par Richard F. Strand
Hazara Cultural and Historical Archives: site consacré à cette minorité d'Afghanistan
Hazara Net
Hazara Online
Culture:
Informations sur diverses facettes de la culture afghane (Afghan Network)
Association de la culture afghane (Fr.)
Lemar-Aftaab: magazine indépendant publié aux États-Unis; porte principalement sur les arts, la littérature, la musique, l'histoire, la culture et la vie du peuple afghan
Hewad Afghanistan (littérature, musique, etc.)
Contemporary Afghan Parsi Poetry
Patrimoine culturel afghan (Unesco): destruction des oeuvres d'art pré-islamiques par les Talibans
Les statues de Bamiyan (Huntington Photographic Archive of Buddhist and Related Art at the Ohio State University, É.-U.)
Le pillage du Musée de Kaboul (angl.)
Une tentative de reconstitution virtuelle du Musée de Kaboul
Fêtes du pays (World Wide Holiday and Festival Page)
Tourisme:
Informations destinées aux touristes: Afghan Travel, Lonely Planet Travel Guide, World Travel Guide, DangerFinder
Site de la compagnie aérienne afghane Ariana
Conseils aux voyageurs se rendant en Afghanistan: Min. des Affaires étrang. et du Commerce intern., Can.; Min. des Affaires étrang., Fr., Department of State, É.-U.
Health Information for Travelers to the Indian Subcontinent (National Center for Infectious Diseases, É.-U.)
Divers:
Groupes de discussion de langue anglaise
Afghan Business.com (répertoire d'entreprises)
Hyperliens (Interactive Central Asia Resource Project: Afghanistan, WWW Virtual Library)
Hyperliens (INCORE)

Statistiques
Capitale
Kaboul
Superficie
652 000 km2
Pouvoir d'achat
800 $ US
Population
25 838 797 h.
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Dernière mise à jour: 09/22/2006
L'Encyclopédie de L'Agora - 1998 - 2008