| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| Joseph Stiglitz, Andrew Charlton : "Pour un commerce mondial plus juste" |  Prix Nobel d'économie, ex-fonctionnaire de la Banque mondiale et conseiller de l'administration Clinton, Joseph Stiglitz est un partisan avéré d'une mondialisation fondée sur l'ouverture des marchés. Mais l'échec des discussions de Doha montre à quel point les mécanismes du marché sont distortionnés en faveur des nations les plus riches, les États-Unis en particulier, qui contrôlent, en fonction de leur poids économique, les décisions du FMI, de l'OMC ou de la Banque mondiale. Le succès économique des nations asiatiques émergeantes qui ont tenu à distance le FMI et la Banque mondiale, et a contrario, la crise économique en Argentine, largement dépendante du financement international, témoignent suffisamment de leur influence. Pour que la mondialisation réalise la promesse d'un développement équitable pour tous les pays, riches ou pauvres, il faudra "démocratiser" les institutions et les mécanismes qui régissent la libéralisation du commerce international et recentrer sur l'humain un capitalisme vidé de toute éthique : « Le capitalisme néolibéral est devenu une jungle impitoyable où l'on a oublié que l'être humain devait être au coeur du développement économique et que le profit ne devait pas être un but en soi.» >> |
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| Adam Smith |
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| Biographie en résumé |
| Économiste anglais. |
Adam Smith. Gravure de l'édition de Wealth of Nations par Chapman (1805)
Source: Prints and Photographs Division, Library of Congress
Pour un agrandissement, cliquez sur le portrait |
| Vie et œuvre |
Économiste anglais, né à Kirkcaldy le 5 juin 1723, mort à Londres le 17 juillet 1790. Fils d’un contrôleur des douanes, mort deux mois avant sa naissance, il fut soigneusement élevé par sa mère. Brillant élève de Glasgow, il se passionna pour les mathématiques où il fit des progrès remarquables. Il acheva ses études à Oxford. En 1751, il obtenait la chaire de logique à Glasgow; en 1752, il l’échangeait pour celle de philosophie morale. Son enseignement eut un succès qui retentit jusqu’en Europe : Voltaire lui envoya des élèves. Smith faisait partie des clubs littéraires et politiques où il prêchait le libre-échange; il se lia avec Hume, et avec lui contribua à la formation de la Société d’Édimbourg «pour encourager les arts, les sciences, l’industrie et l’agriculture en Écosse» (1754). Son temps s’écoulait en ces occupations toutes spirituelles, et dans la préparation de travaux philosophiques, comme la Theory of the Moral Sentiments (1759), qui, lors de sa publication, excita une grande admiration et lui valut le préceptorat du jeune duc de Buccleuch, avec qui il entreprit le voyage traditionnel sur le continent. Smith visita ainsi Paris, où il rencontra Hume (1764), Toulouse, Montpellier, Genève, où il visita Voltaire pour qui il avait toujours professé un grand respect et, de nouveau de passage à Paris, s’y lança dans la société des philosophes: d’Alembert, Holbach, Helvétius, Necker, Turgot, Morellet, Quesnay, et se plut dans la discussion des questions économiques les plus ardues avec ces hommes éminents. Cette vie toute intellectuelle le satisfaisait pleinement. On dit bien qu’il tomba amoureux d’une Anglaise qui le méconnut; mais ce fut, si l’anecdote est vraie, un amour tout platonique. Le romanesque n’eut jamais la moindre place dans l’existence de Smith. Au retour de ses voyages, il s’installa paisiblement à Kirkcaldy et se consacra à son grand ouvrage sur La Richesse des Nations (The Wealth of Nations), qui parut le 9 mars 1776. Ce livre eut une influence énorme sur la politique économique de l’Angleterre. Pitt appliqua ses principes dans le traité qu’il signa avec la France en 1786, et s’en servit pour l’élaboration de ses budgets. À vrai dire c’était la première fois qu’on appliquait à l’économie politique les procédés de l’enquête scientifique, ou mieux qu’on tentait d’en faire une science à part. [...] Après un petit voyage à Londres où il recueillit les témoignages les plus flatteurs de l’admiration de ses amis, Smith avait été nommé commissaire des douanes (1777), comme son père. La composition de son grand œuvre semble avoir épuisé son esprit. Il avait eu une enfance souffreteuse; il avait souffert à diverses reprises d’étranges absences qui revinrent plus fréquentes, et il s’absorba dans sa petite besogne administrative. La mort de sa mère, qui pourtant avait quatre-vingt-dix ans, l’affecta si profondément que sa santé déclina brusquement, et qu’il eut une attaque de paralysie en 1786. En 1787, il fut élu recteur de Glasgow, et n’eut pas la force de prononcer son discours d’installation. Il traîna ainsi jusqu’en 1790. Peu de livres ont eu autant de succès et un succès si durable que les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Ce livre ruina les économistes français qui tenaient le premier rang dans le monde, et son auteur fut, avec quelque exagération, considéré comme le «père de l’économie politique». Pendant près d’un siècle, il régna seul et, après avoir fait faire à la science économique des progrès immenses, il fut cause qu’elle stagna et qu’on s’en tint trop longtemps à l’unique conception de la «division du travail». La Richesse des nations a été traduite en français par Blavet dès 1779. D’autres bonnes éditions françaises sont celles de Roucher et de la marquise de Condorcet (1790), de Garnier (1802), et l’édition abrégée de Courcelle-Seneuil (1888). On peut encore citer du grand économiste : Essays on Philosophical Subjects (1795); Lectures on Justice, Police, Revenue and Arms (1896). Les Œuvres complètes (1812) comprennent 5 vol. in-8.
source: article «Adam Smith» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome trentième (Sigillateur-Thermopole). Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, Société anonyme de «La grande encyclopédie», [191-?], p. 110. |
| Documentation |
Account of the Life and Writings of Adam Smith LL.D., par Dugald Stewart,1793; tiré des Transactions of the Royal Society of Edinburgh; lu par Mr Stewart, les 21 janvier et 18 mars 1793; reproduit dans Collected Works of Dugald Stewart, vol. 10, p. 1-98
The Political Economy of Adam Smith, par T. E. Cliffe Leslie, Fortnightly Review, 1er novembre 1870
Adam Smith, par James Anson Farrer, Sampson, Low, Marston, Searle and Rivington, 1881
The Betrayal of Adam Smith. Extrait de David C. Korten, When Corporations Rule the World
(Kumarian Press and Berrett-Koehler Publishers, 1995)
Adam Smith, the sensible philosopher, par David Frum (The New Criterion, vol. 14, no 7, mars 1996)
Adam Smith's Recommendations on Taxation, by Nadia Weiner, Director of the Adam Smith Club of Sydney, Australia |
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| | Sur la vie et l'oeuvre d'Adam Smith | | Jean-Gustave Courcelle-Seneuil | | Économie, organisation du travail, libéralisme, laisser faire, | | Biographie d'Adam Smith et analyse critique de son maître ouvrage, les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. |
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| Origine de la monnaie | | argent, troc, échange, commerce, industrie, valeur, capitalisme | | La division du travail une fois généralement établie, chaque homme ne produit plus par son travail que de quoi satisfaire une très petite partie de ses besoins. |
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